//

Foire agricole de Bras-Panon : les premiers plants de fruits à pain distribués aux agriculteurs pour lancer officiellement la filière (Vidéos)

6 min de lecture
5

À la Foire Agricole de Bras-Panon, le fruit à pain était à l’honneur hier avec un concours culinaire qui a attiré beaucoup de curieux… et de gourmands.

Derrière l’événement, une ambition plus large portée par la commune : développer davantage toute une filière autour de cette production locale.

Au micro d’Yves Mont-Rouge, le maire Jeannick Atachapa est revenu sur les projets de valorisation et de transformation du fruit à pain, avec l’idée d’en faire un véritable produit d’avenir pour l’agriculture réunionnaise.

Et côté concours, c’est le Chef KIM, chef à domicile installé à Bras-Panon, qui a été récompensé. Le jury a salué la précision de son travail et sa manière de sublimer le fruit à pain.

Une belle mise en avant du savoir-faire local à retrouver dans ce podcast.

 

« Indice glycémique inférieur à celui du riz; 16 fois plus de fibres que le riz, on peut produire de la farine de fruits à pain, qui est sans glutten… ». Le fruit de l’avenir pour nourrir un peuple, comme le dit souvent l’historien réunionnais Prosper Eve ? Après la journée de la canne à sucre, c’était la journée du fruit à pain, ce mardi 12 mai, à la Foire agricole de Bras-Panon.

Une étape supplémentaire a été franchie, ce jour, dans la structuration et le développement de la filière de fruits à pain à la Réunion : le maire de Bras-Panon, Jeannick Atchapa, a en effet signé une convention avec les responsables des Chambres consulaires (Agriculture, Commerce et d’Industrie, Métiers et artisanat), mais également avec l’ADIR, Pro Vanille et les producteurs impliqués dans cette démarche. Laquelle s’inscrit par ailleurs pleinement dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT) de Bras-Panon.

De gauche à droite : Willy Boyer, président de Pro Vanille; Michel Dijoux, président de l’ADIR, Régis Ramsamy (CCIR); Mme Patma (CMAR); Olivier Fontaine, président de la Chambre d’agriculture et Jeannick Atchapa, maire de Bras-Panon.

Une signature de convention qui marque « une nouvelle étape dans la construction de cette filière locale innovante et ambitieuse », comme l’ont souligné les divers responsables présents à la conférence de presse, tenue ce mardi, sur le champ de foire.

Bien du chemin a été parcouru depuis qu’une délégation de la Chambre d’agriculture s’était rendue en Polynésie française, pour former les producteurs d’ananas, à Tahiti. C’était en 2023. Les première discussions ont ainsi démarré sur un possible lancement de la filière fruits à pain à la Réunion. Dans ce domaine, les Tahitiens sont des experts. Aussi, dans le cadre d’échanges de bons procédés, en contrepartie de son expertise en matière d’aide pour d’autres fruits comme l’ananas, la Réunion a donc bénéficié des connaissances des Tahitiens concernant le fruit à pain.

David Robert (à droite sur la photo) est conseiller arboriculture à la Chambre d’agriculture à la Réunion. Il faisait partie de la mission en Polynésie en 2023.

La première étape de cette nouvelle aventure agricole intervient le 8 mars 2024 avec la signature, à la Réunion, d’une convention entre le maire de Bras-Panon, Jeannick Atchapa, le président de la Chambre d’agriculture Frédéric Vienne et Thomas Moutane, président de la Chambre d’agriculture de Tahiti et également maire d’une commune en Polynésie française. (Notre photo d’archives ci-dessous).

La Polynésie française décide de faire cadeau de 2 500 vitro-plants de fruits à pain à la commune de Bras-Panon en payant même le transport jusqu’à la Réunion.

Deuxième étape : fin de l’année dernière : 1 250 premiers vitro-plants débarquent à Bras-Panon et sont pris en charge par l’ARDI à la pépinière de la Rivière-du-Mât-les-Hauts à Bras-Panon. (Voir photo d’archives ci-desssous) :

De gauche à droite : Frédéric Vienne (ancien président de la Chambre d’agriculture de la Réunion); Olivier Fontaine (qui était encore secrétaire générale de la Chambre d’agriculture); Régis Ramsamy (élu de la CCIR) et Mme Patma (élue de la CMAR). C’était en 2025 lors de la réception des premiers vitro-plants.

Grâce au travail de l’ARDI, ces vitro-plants sont devenus des plants. D’où la 3ème étape de la démarche ce mardi 12 mai 2026, dans le cadre de la 46ème foire agricole de Bras-Panon : la distribution de 900 plants aux agriculteurs et la signature de la convention. 1 250 autres vitro-plants devront arriver de la Polynésie d’ici dans le courant du premier semestre de cette année. Ce qui fera au total 2 500 plants qui seront répartis dans toute l’île auprès des agriculteurs afin de lancer la filière. Ecoutez Jeannick Atchapa, maire de Bras-Panon, vice-président du Département et vice-président de la Cirest. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Il faut savoir qu’il existe deux variétés seulement de fruits à pain à la Réunion contre plus d’une cinquantaine en Polynésie. Qu’un arbre à fruits à pain venant de Tahiti ne mesure pas plus de 5 mètres et qu’au bout de 2 à 3 ans, il commence à donner ses premiers fruits. Et après 5 à 6 ans, un seul arbre peut donner jusqu’à 250 kilos de fruits sur une année. Le rendement à l’hectare étant de 20 tonnes de fruits. A noter aussi qu’un pied mère de fruits à pain venant de la Polynésie peut produire jusqu’à 10 000 plants.

Juliette Masson, agricultrice à Bellevue Bras-Panon, meilleure coupeuse de cannes (200 kilos en 10 minutes) depuis ce lundi 11 mai, fait partie des premiers agriculteurs à bénéficier des plants de fruits à pain (Crédit photos : Y.M)

Les 30 agriculteurs qui, ce mardi matin, ont obtenu chacun 30 plants de fruits à pain ont signé un cahier des charges les engageant à suivre une formation obligatoire afin bien maîtriser cette culture tout en respectant un certain nombre de règles.

« Il y a un « possible industriel » qui est entrain de se créer sur ce produit innovant. Il y a des niches de marché, qui pourraient intéresser l’international, à commencer déjà par l’Europe », a souligné Michel Dijoux, le patron des industriels de la Réunion. Mme Patma, de la Chambre des métiers et de l’artisanat a mis l’accent sur « la force de complémentarité entre les différents partenaires » pour soutenir le lancement de cette filière agro-alimentaire.

Un fruit à pain peut peser jusqu’à 2 à 3 kilos
Les premiers plants de fruits à pain venant de la Polynésie. Un arbre peut donner jusqu’à 250 kilos de fruits par an.

La CCIR via son représentant Régis Ramsamy a promis son expertise technique au niveau du commerce et de la distribution via le CRITT(Centre régional d’innovation et transfert de technologie). Olivier Fontaine (Chambre d’agriclture) s’est félicité de la concrétisation de cette troisième étape de lancement de la filière, « rendue possible grâce aux partenariats mis en place par la Chambre d’agriculture avec d’autres régions de France depuis la mandature de Frédéric Vienne ». Willy Boyer, de Pro Vanille, a annoncé, pour sa part, l’ouverture, ce jeudi à Bras-Panon, d’un laboratoire in-vitro pour les plants de vanille.

Jeannick Atchapa a annoncé quant à lui l’ouverture prochaine de la boutique des producteurs de Bras-Panon, en étroite collaboration avec l’Association des agriculteurs de la commune, et avec l’aide également du Département. Les différents acteurs de la filière de fruits à pain misent beaucoup sur cette production et notamment sur la transformation de ce fruit en plusieurs produits : frites, farine, crême, glace, pâtes, gamme de surgelés.

Michel Alamèle, chef d’entreprise dont une partie des activités est basée à Madagascar était présent lors de la conférence de presse. Il a travaille depuis un an déjà sur le fruit à pain avec un chef de cuisine ainsi que les Emirats Arabes pour la mise sur le marché en temps voulu de gratins de fruits à pain associés aux produits de la mer tels que la langouste et le camaron.

 

 

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

5 Commentaires

  1. NON, SERRIEUX, LE BOUG ,I CONNAIS QUE NA DES FILIERES A LA REUNION QUE Lé AU BORD DU GOUFFRE ET LI SA RODE DES FILLIERES QUE NA DEJA ICI POU METRE EN L’AIR DES GENT D’AILLEURS I FAUT ETRE UN TROU DU CUL POUR FAIRE CELA?????

  2. mi aim « la fé kdo 2500 pieds fruit à pain !  » Quel kdo le maire lé fé li ? Mi aime bien ossi priorise les produits locaux…seulement les plants fruits à pain distribués i sort Polynésie ! Et les trouducs applaudissent…BRAVO !

  3. ARRETE FAIT CHIER A MOIN DON !!!!OU NA DES CULTURES A LA REUNION, COMME LA MANGUE ?LE SAPOTIS,L’ANNANAS,LE SEREMOLIAS, OU AUTRES DE LA REUNION??? OU VEUT FAIRE VENIR DES BOUTURES DES ILES D’AILLEURS ET HORS QUE OU NA DES chOSES COMME LES MANIOCS OU DES PATATES DE LA REUNION, ET OU VEUX METRE BAND CULTURES VENUS D’AILLEURS EN AVANTS?????A CAUSE OU MET PAS EN AVENT , BAND Z’AFAIRE DE Z’OREYL COMME LA FENOILLE, OU LES BLATES?????ESPECCE DE MANGEUR DE MERDE?????

  4. La ccir et la cmar ne pensent qu à leurs tronches ( pour être poli ) ils ont fait quoi pour sauver les petites et moyennes entreprises à la réunion à part que de s afficher comme des sauveurs sans Qi ? La majorité est illettré et surtout menteur et escroc . Pour être élus à une chambre consulaire , il faut graisser la patte au président ou sinon promotion canapé .

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

À Saint-Philippe, Frédo Rivière joue un rôle clé lors d’une intervention d’urgence pour une femme enceinte

Article suivant

Derrière le matricule, une mère enseignante qui craque : le témoignage qui a bouleversé la Région

Free Dom