La cour d’appel de Saint-Denis a rendu son verdict ce jeudi 18 juin 2026 dans l’affaire des loyers de l’ancien président de la Région Réunion. Didier Robert écope d’un an d’inéligibilité et de 10 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêt. Une sentence nettement plus clémente que les réquisitions du parquet. Poursuivi pour s’être fait financer les loyers de sa villa privée par la collectivité régionale entre 2016 et 2018, Didier Robert a vu la cour d’appel alléger considérablement la peine prononcée à son encontre en première instance.
Reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, l’ex-président de Région évite toute peine de prison, qu’elle soit ferme ou assortie d’un sursis. La justice a fixé l’amende à 10 000 euros et a réduit sa période d’interdiction de se présenter à une élection à une durée d’un an.
Un verdict en deçà des réquisitions
Cette décision de la cour d’appel marque un véritable coup de théâtre, s’avérant bien plus clémente que les lourdes sanctions réclamées par le parquet en avril dernier, qui réclamait un an de prison dont six mois ferme. Elle allège également la sentence prononcée en première instance : en novembre 2024, le tribunal correctionnel de Saint-Denis avait initialement condamné l’ex-président de Région à huit mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
Quel avenir politique pour Didier Robert ?
Au-delà du volet strictement judiciaire, ce dénouement redessine les cartes de l’échiquier politique réunionnais. Avec une peine d’inéligibilité réduite à une seule année, Didier Robert voit son horizon s’éclaircir s’il n’entreprend pas de nouveau recours en cassation.
Cette sanction prendra fin bien avant le prochain scrutin des élections régionales prévu en 2028. De quoi alimenter dès aujourd’hui les spéculations sur un potentiel retour aux affaires de l’ancien leader de la droite locale.













