La Réunion : ces travailleurs en CDI qui dorment dans leur voiture faute de logement

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Ils ont un emploi stable, un contrat à durée indéterminée, parfois plusieurs années d’ancienneté. Et pourtant, ils ne parviennent pas à se loger. À La Réunion, la figure du « travailleur pauvre » n’est plus marginale. Elle s’installe, silencieuse, dans les parkings, chez des proches ou dans des situations précaires dissimulées.

« Je travaille à temps plein, mais je vis dans ma voiture »

Kevin, 32 ans, employé dans la grande distribution à Saint-Denis, est en CDI depuis trois ans. Son salaire net dépasse légèrement le SMIC. Sur le papier, il coche toutes les cases pour louer un appartement.

« J’ai cherché pendant six mois. On me demandait 750 à 850 euros pour un T2. Avec mes charges, ce n’est pas tenable. On me réclamait aussi un cautionnaire en plus d’une caution de deux mois. Je n’ai personne pour se porter garant. »

Depuis novembre, Kevin dort dans sa voiture. Il se lave chez un ami ou dans les sanitaires publics lorsqu’il le peut. Ses collègues ne sont pas au courant.

« J’ai honte. Je pars travailler comme si tout allait bien. Mais la nuit, je me demande combien de temps je vais tenir. »

Des loyers devenus inaccessibles

À La Réunion, les loyers ont fortement augmenté ces dernières années, notamment dans les secteurs du Nord et de l’Ouest. Pour un studio ou un petit T2, les prix flirtent parfois avec ceux de certaines villes métropolitaines, sans que les salaires suivent.

Sarah, 28 ans, secrétaire médicale en CDI à Saint-Pierre, gagne environ 1 500 euros net.

« On m’a proposé une colocation dans une maison à 600 euros la chambre. Une chambre. Je suis seule, je travaille, je n’ai pas envie de partager une maison avec quatre inconnus à presque 30 ans. Mais seule, je ne trouve rien en dessous de 900 euros pour un T2 correct. »
Elle vit actuellement chez sa sœur, avec son neveu de deux ans.
« Je participe aux charges, mais ce n’est pas chez moi. Je n’ai pas d’intimité. Je me sens bloquée. »

Des exigences parfois excessives

Plusieurs travailleurs évoquent des conditions jugées disproportionnées :

  • deux ou trois mois de caution,
  • obligation d’un garant même avec un CDI,
  • demandes de relevés bancaires détaillés,
  • exigence de revenus représentant trois fois le montant du loyer,
  • voire des documents dont la légalité peut être discutable.

Mickaël, 41 ans, agent de sécurité à l’Ouest, raconte :

« On m’a demandé mes trois derniers relevés bancaires complets, avec toutes mes dépenses visibles. Je me suis senti humilié. J’ai un CDI depuis huit ans. Mais on m’a dit que sans cautionnaire, ce ne serait pas possible. »

Pour certains propriétaires, la solution la plus rentable reste désormais la colocation ou la location saisonnière. Louer une villa à plusieurs colocataires permet souvent de maximiser les revenus locatifs. Résultat : les logements accessibles aux familles ou aux personnes seules se raréfient.

Le mal-être d’une génération qui travaille sans s’en sortir

Le plus difficile pour ces travailleurs n’est pas seulement l’absence de logement. C’est le sentiment d’injustice.

« On nous dit de travailler, d’être responsables. On le fait. Et pourtant, on n’a même pas accès à un toit », confie Elodie, 35 ans, aide-soignante à l’Est.

Elle partage un petit appartement avec ses parents depuis deux ans.

« J’ai 35 ans. Je contribue, je paie mes impôts. Mais je n’arrive pas à me projeter. Je me sens en échec alors que je fais tout correctement. »

Le mal-être est profond : fatigue, perte d’estime de soi, isolement social, difficultés à fonder une famille ou simplement à construire un projet de vie.

Une réalité de plus en plus visible

Le phénomène ne concerne plus seulement les chômeurs ou les contrats précaires. Il touche désormais des salariés en CDI, parfois qualifiés, mais dont les revenus ne suivent pas la flambée des loyers.

À La Réunion, le déséquilibre entre le coût du logement et le niveau des salaires crée une fracture silencieuse. Des travailleurs insérés professionnellement basculent dans une précarité résidentielle qui reste peu visible.

« Le plus dur, c’est que personne ne voit notre situation. On travaille, donc on est censés aller bien », résume Kevin.

Derrière les vitrines éclairées et les zones commerciales animées, une autre réalité s’installe : celle de Réunionnais qui travaillent chaque jour… sans savoir où ils dormiront demain.

22 Commentaires

  1. Pour mon commentaire c’est pas du racisme mais sont de poids de mesures parce pour avoir un logement à la Réunion ils faut avoir un salaire de trois fois le montant du loyer et il faut payé deux où trois fois la caution désolé mais defois ceux qui ont logement en priorité pose la question c’est qui le paye apparemment ils ont employé par la CAF parce c’est la CAF qui paye leurs loyers nous le petit réunionnais et réunionnaise avec un salaire de 1500 où 2000€ ont déplace le plafond on n’a aucune n’aide du gouvernement mais pour payer les impôts sur le revenu et tout les taxes qu’ils nous font payé pour eux c’est normal et si ont ne paye pas ils sont forts pour nous trouver mais qu’ont demande quelque chose ah c’est le parcours de combattant et ils font tout pour nous décourager ben ils faut une tonne de paperasses où bien en ligne en connaissant comme ça les gens vont abonné pour un peu c’est très compliqué et ils font tout pour que vous laissiez tombé et en ligne aussi des fois faut attendre plusieurs heures où rappellé plusieurs fois et en attendant cabris y mange salade avant nou té y chante la Réunion nou ti pays nou ti paradis où lé joli maintenant mi chante la Réunion mon ti pays y appartient pu nou et nou fé pitié et maintenant ou sa mi sa habité pou in ti kase pou aller dormir parce que maintenant mi vive dan mon loto où sou lo pont parce que loié trop cher mène si mi travail moin lé en priorité ôté la Réunion et son ti peuple y fé pitié cek y dor dan zot lolo et sou lo pont mi souhaite azote bon courage tienbo largue pas si in jour na in ti rassemblement moin lé partant mèm si moin lé andicapé mi sera la parce que moin aussi moin la dor dan mon loto pendant un certain temps
    Ben soi nou bouge où soi nou contente anou si nout sor
    Et dommage la pu cette solidarité la soi disant tout nout zancetre depuis 20 décembre 1848 la bataille pou nou pou tout générations réunionnais réunionnaises mais apparemment nou la plutôt reculer parce que nou la entrain donne nou dos pou continué gagne sabouk su lo do maintenant cé sakun pour soi dommage y mi demande ou sa y lé nou créolité de la Réunion avant té enpése anou connaître nout zistoir et nou la bataille pou connaître et maintenant chacun son chacun mi compren un peu certains réunionnais réunionnaises parce que certains y pense zot ti bien être, mais dommage parce que maintenant et plutard seront nos enfants et petits enfants et arrière petits enfants vont continuer à subir ce que nous subissons aujourd’hui parce que nou la baisse les bras depuis l’année 2000 et depuis les générations politiques lé en place surtout tout les politiciens confondu y cherche pou remplir zot poche et place zot famille dan tout les bons coups que soi travail où logement maintenant zot y vien voir aou en période des élections après kan zot la fini d’être élu y trouve pu zot tête amoin mi Di se mon opinion personnelle kan y arrive zelection fait signe azote in document que zote y promé tout seke zot y promé dé faire ou va voir komen zote va réagir ben moi lé fière de mon ti la Réunion mais dé foi moin la honte de ce qui ce passe en ce moment dan nout ti pays la Réunion dommage surtout pour les nouvelles et nouveaux génération qui arrivent sur le marché du logement à la Réunion bon courage à azote
    Si zote y bouge pas zote ki ben tout les générations futures nout ti pays et zote ti pays sera plus aux vrais réunionnais réunionnaises mais à qui zote y pense moin la connu bien vécu dan mon ti pays la Réunion mon ti ile paradisiaque de Pui que mon bonne zancetre l’arrivé par bateau ⛵⛵ y mi remercie mes zancetre pou cé que la fé pou mo ti pays la Réunion que mi adore juste ka mi sera pu la mais mi plein pou bonne generation à venir ( même pour mes enfants petits enfants quelques soi les années à venir bon courage azote si zote y bouge pas zote fesse ben y appelera pu azote réunionnais réunionnaises v’appel azote les générations des anciens réunionnais réunionnaises voilà cek moin la vé pou di et cek lé d’akor ou pas dakor ben moin la pu konait la Réunion lontent et la Réunion maintenant pou di azote mi préfère les générations 60/70/80/90 cé té mé meilleur zanné peut être nou lé té mizer mé nou lé té heureux solidaire respectueux travailleurs et sakun té y aide in né l’autre que soit pou mangé pou habité pou partager
    Ô moin nou la vé tou ces problèmes mé maintenant oussanousava par ce ke maintenant tou y toune ô tour dé larzent ️️️ pou cé ke y cherche y in kase bon courage azote

  2. Maintenant à la Réunion tout les logements sociaux et privé sont réservés pour les les français de l’hexagone et surtout pour les français de Mayotte surtout pour ceux viennent de Mayotte je suis désolé mais je sais de quoi je parle j’ai travaillé pendant une trentaine d’années dans les logements sociaux et mais depuis la plupart des logements sociaux à la Réunion les Mahorais sont en priorité je me pose la question pourquoi les politiciens de tout bords à la Réunion ne monte aux créneaux pour faire savoir au gouvernement les problèmes que rencontrent et les favoritisme que ces personnes ont pour avoir un logement social en priorité et les réunionnais réunionnaises faut attendre des fois 15 ans pour avoir un logement social surtout pour ceux qui travaillent qui ont un CDI ou CDD mêmes ceux qui sont aux RSA et pourquoi les loyers sont aussi chers à la Réunion et pourquoi quelque choix leurs revenus. Où leurs identités n’ont plus le droit d’avoir un logement décent ici à la Réunion désolé ont nous à dit plus de bidonville sur le territoire français et comment ça se fait qu’il y a des gens qui n’ont pas de quoi ce logé mais avec revenu moi j’ai une idée pour ceux qui n’ont de logements ben ils fauts revenir comme dans les années anciens de construction sur les terrains des mairies département e la région sur de domaines publics et toutes les politiciens et gouvernements pourront mettre la pression sur eux en plus élections municipales vont commencer au mois de mars et je propose aussi pour les défenseurs de logements pour tous de rassembler et de nous défendre voilà ce que je voulais dire ( soient ont bouge où soit ont continue à ce posé la même question comment ils faut pour avoir un petit chez soi et laisser les autres d’avoir des logements en propriété quand ils arrivent à la Réunion bon courage ZOT tout surtout pour ceux qui travaillent et n’ont pas de quoi pour ce logé

  3. il y â des logements , mais c’est réservé aux familles mahoraises avec beaucoup d’enfants et elles sont prioritaires partout , pour les créoles c’est fini il faut aménager sa voiture pour y vivre , de toute façon les élus s’en fouttent , il n’y à que les éléctions qui comptent pour eux .

  4. C’est trop injuste !!! Certain i sorte chez pas trop où , et i gagne logement rapidement et li , li dort dans son l’auto !!! n’a un gros problème à la Réunion !!!!
    Quoi ban zélus i fait ??? et les bailleurs sociaux ???
    Silence radio …………….

  5. Ce sont simplement les conséquences de la spéculation immobilière qui existent depuis des décennies à la Réunion…
    Le retour du bâton de la cupidité… à vendre des terrains à 400€ le mètre carré il ne faut pas s’étonner du niveau des loyers…

    • Créole jamais eu l’habitude vive par tas dan un case ça. Déjà si ou sorte dan un famille nbreuse ou té pressé le bande plus âgé té barre pou prend zot place… Zordi y dit aou faut vive en coloc. Va arrive comme chez les asiat ou va louer un lit pou dormi. Lire ce qui se passe ailleurs. Nous, nous découvre bana na un bon bout de temps zot vie lé coma. Lé pas un vie. Et l’autre qui dit li na un case koué ou attends pou donne un coup d’pouce ? L’autre qui dit rode un cafrine. Quand y accorde lé bon mais quand le violon y accorde pu, l’appart fine serré. Comme ou veut pas être dehors bun ou sar dort la geôle ? Le système pou emballe nout toute. Pu rien y va.

    • Le jour où ot ti cafrine quitte à ou, ou n’aura pu rien En fait , ou dépende ot ti caféine. Elle y tient à ou. Et ou n’a na encore out fierté ?
      (Et mi les pas jaloux, ma na n’a un gros salaire et mi les proprietaire un joli maison).

  6. C’est simple pour avoir un logement là priorité c’est les femmes avec enfants minimum trois pour avoir un logement social les H/F célibataire sans enfants difficile d’avoir accès à un lgt social déjà avec là surpopulation là demande dépasse l’offre donc ont aura de plus en plus SDF,faut dire là vérité les créols n’est pas un peuple solidaire maintenant c’est chacun pour soi si t’est pauvre tu
    crève.

  7. De toute façon ceux qui ont un logement en recherche et ceux qui en ont sont étrangler avec toute les charges.
    Tout augmente et ceux n’est pas la politique qui va nous sauver.
    De pire en pire trop variantes.
    Une guerre dans le monde et une flambée des prix, un cyclone et c’est le chaos et énormément de petit choses font qu’aujourd’hui la vie n’est plus ce qu elle était.

  8. les logements et les primes sont réservés pour les gratels. ceux qui arrivent d’ailleurs ont droit à tous les égards de la part des élus parce qu’ils sont des « voix » pour gagner des élections…. La plupart du temps certains logements ne sont occupés que par des enfants parce que les parents ne vivent pas ici. Je trouve dégueulasse qu’il n’y ait pas de logements à des prix raisonnables pour des jeunes qui essayent de s’en sortir…. finalement on comprend mieux pourquoi certains préfèrent pondre et vivre du RSA parce qu’ils peuvent avoir logement et prime….. dans quel monde on vit !!!!!

    • Dans un monde où il ya que l’euros qui les intéressent !  »je veux être riche  » c’est leur objectif, gruger et voler c’est ce qu’ils savent faire, rien a foutre de leurs citoyens et on vote encore pour ces suceurs de pognons ? Il faut être vraiment barjot et complice

      • Quand ou pense ziste à côté na un ile y foute vide lé plus grand que la France na un tas pays pou look dessi, c’est le monde à l’envers. Lé pas loin de Mada la Run ou construit out case la bas et ou vient bosse la Run. La Run fine être surpeuplées. Nous frôle un million taleur. Mais quel création d’emploi la fait depuis les années 90? Tire plupart fonctionnaires cossa y reste ? Non vraiment là lé pu possible. Pou Mada y tombe bien zistement pou rode la terre partout !

  9. C’est de l’esclavage moderne, honte a vous les décideurs quand en 2026 on constate encore cette misère humaine continuez d’engraisser ceux qui foutent rien et qui décrochent le jackpot des primes, ce monde marche a l’envers ! Pas étonnant avec les débats politiques a la télé, avec des conneries dépassant toute limites , comment peux t’on avancer sur cette île de pirate ! Plus nul tu moeure !!?

    • C’est que la Reunion quiconque na l’argent li monte un l’immeuble et bim ! Y tape au porte monnaie. Comment ou veux en sorte aou quand out salaire y suive pas ? Oussa avant n’avait z’affaire coma ? La Run c’est Paris Antibes ou autre ? Lé pas net toussa. La Reunion fine baisé. Soit ou lé sous seuil pauvreté ou dort dan un tente ou bien smicar au milieu na pas grand chose ou largement au dessus terrain villa pou défriche partout. Taleur la Reunion sera pou bande gens très aisés. Quand ou na un ti parcelle ou vive presque en autarcie le surplus ou dépense donc ou gaigne fait l’économie permet aou passe vacances etc mais toute z’affaires lé chers. Ou peux pas mette 800 dan un loyer facture d’l’eau lé mentaire l’électricité pareil ou vive out tousel tout est relatif ou sar pas use toussa. Lé pu possible. Taleur va fait crédit pou mange le stricte nécessaire. Arrête fait rentre domoun. Va voir si y trouve pas la case et si y baisse pas loyer surtout pou bande proprio lé gourmands.

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