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Le Département veut “accélérer la campagne de vaccination” contre la Covid

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C’est une séance plénière placée sous le signe de la solidarité qui s’est déroulée ce mercredi 24 mars dans l’hémicycle du Palais de la Source. Solidarité auprès des étudiants réunionnais en mobilité. Solidarité entre les Réunionnais pour construire une Réunion tournée vers le respect de l’environnement. Solidarité avec nos agriculteurs en participant au développement de la culture biologique. Solidarité avec chaque citoyen à travers une coopération renforcée avec les communes pour un aménagement et un développement équilibrés des territoires.

Une motion relative à l’accélération urgente de la campagne de vaccination contre la COVID-19 sur l’île votée à l’unanimité

La séance plénière du 24 mars 2021 est marquée par la volonté du Département de La Réunion d’accélérer la campagne de vaccination contre le virus de la Covid-19 sur l’île. 

Le Président a indiqué que la Collectivité est prête à prendre toute sa place pour acquérir très rapidement de nouveaux vaccins. Selon les précisions du Dr Alix Galbois, l’efficacité du vaccin Johnson & Johnson est reconnue face au variant sud-africain, pour un coût moindre et des exigences logistiques allégées puisque nécessitant une seule dose. Le vaccin Johnson & Johnson a obtenu son autorisation de mise sur le marché européen le 12 mars 2021.

Conscients de la nécessité de doter La Réunion de 580 000 doses pour vacciner la population de plus de 18 ans, pour une bonne immunité collective, les Conseillers départementaux ont adopté à l’unanimité une motion pour mettre en place un plan de vaccination massif de la population réunionnaise, en ouvrant des vaccinodromes sur chaque commune et en mobilisant les personnels de santé à cet effet. Le Département se propose aussi de mobiliser ses médecins et personnels qualifiés en PMI pour assurer la vaccination de nos publics prioritaires mais aussi du grand public. Les élus proposent enfin d’organiser dans les plus brefs délais, une réunion avec les pouvoirs publics et les représentants du monde médical afin de mettre en œuvre les mesures d’urgence citées précédemment.

Par ailleurs, les élus ont défini le cadre d’intervention de la deuxième génération du PST (Pacte de solidarité territoriale) pour la période 2021 – 2023

En 2018, le Département s’est engagé dans le soutien financier en faveur des communes pour permettre d’amplifier son action de proximité en direction des publics en difficultés à travers un nouveau dispositif, le Pacte de Solidarité Territoriale (PST).

Le Conseil Départemental a décidé de reconduire ce projet et de l’ajuster pour qu’il puisse être adapté au plus près des besoins des communes et des CCAS (Caisse Communale d’Action Sociale) en adéquation avec les compétences du Département.

Pour le dispositif Pacte de Solidarité Territoriale, 2ème génération, la Collectivité départementale allouera une enveloppe de 100 millions d’euros sur trois années pour la période 2021-2023 répartie comme suit :

  • un volet investissement « socle commun » : 75 millions d’euros sur la période de trois ans, soit 25 millions par an ;
  • un volet investissement « projets structurants » : 10 millions d’euros sur la période de trois ans, qui permettra de financer des projets d’ampleur portés par les territoires ;
  • un volet fonctionnement « social » : 15 millions d’euros de trois ans. A ce stade, une enveloppe a été attribuée à chaque commune, au regard de l’expérience du PST 2018-2020 et en cohérence avec la population.

Pour le volet social, parmi les types de projet éligible, le renforcement des solidarités sociales en direction des publics vulnérables et plus particulièrement les jeunes, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Parmi les nouvelles actions majeures destinées à faire face à la crise Covid-19, on citera :

  •  la mise en place d’une aide d’urgence de 500€ en faveur des boursiers en mobilité et ceux qui ont des difficultés pour payer leur loyer.
  •  le rapport prévoit aussi une prime exceptionnelle de 500 euros pour les salariés des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) et des établissements de compétence exclusive départementale.
  •  concernant le plan habitat, la Collectivité vise à doubler le nombre de cases à réhabiliter.
  •  le nouveau PST prévoit aussi le renforcement de l’insertion des jeunes par l’activité économique.
  •  dans le domaine de l’agrotourisme, l’aide de 1500€ d’aides en faveur des acteurs sera renouvelée.

Le dispositif de retour de dépouilles mortelles de personnes originaires de La Réunion décédées hors du Département figurait également à l’ordre du jour.

L’aide au rapatriement permet une prise en charge de :

  •  3000 € ttc pour les personnes décédées bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), nouvelle appellation de l’assurance maladie mise en place pour aider les personnes ayant de faibles revenus à se soigner ;
  •  50% de la dépense, plafonnée à 1500 €, pour les personnes décédées non bénéficiaires de la CSS dont les ressources sont inférieures ou égales à 2 fois le SMIC.

Autre dossier, l’approbation du Plan Départemental de Transition Ecologique et Solidaire (PDTES).

Le Département s’inscrit dans la continuité de sa trajectoire écologique comprenant plusieurs projets comme le Plan Négawatts, le plan 1 million d’arbres, Agripéi 2030, l’éco-gîte du volcan, l’installation d’arbre solaire ou encore la lutte contre les espèces exotiques envahissantes…

Malgré le contexte sanitaire, un large travail de concertation, tant avec la population qu’avec les institutions, le monde économique ou encore avec le tissu associatif, a permis de récolter plus de 1000 contributions.

C’est en réponse à cette concertation citoyenne que le PDTES a été bâti. Il s’articule autour de 4 grands axes visant à accompagner le territoire vers un futur associant durabilité, bien-être social et résilience économique.

Le premier axe concerne l’éco exemplarité du Département avec des mesures permettant de réduire l’empreinte environnementale de la Collectivité pour maîtriser et réduire l’impact du fonctionnement de la collectivité sur l’environnement. De nombreux chantiers sont déjà en cours notamment le plan Negawatt qui vise la sobriété, l’efficacité énergétique ainsi que la production d’énergie renouvelable ou encore la gestion éco-responsable du parc informatique.

Le second axe vise à faire de la transition écologique et solidaire le moteur de l’action publique et de la prise de décision à travers notamment le plan 1 millions d’arbres, le plan AgriPéi 2030, la promotion de l’économie circulaire et un aménagement cohérent et durable du territoire.

Le troisième axe porte sur la solidarité écologique, associant les Réunionnais dans cette démarche afin que chacun puisse y contribuer et en être également bénéficiaire, tout particulièrement les plus vulnérables et les jeunes.

Enfin, le dernier axe vise à créer les conditions de réussite de ce plan en organisant une gouvernance moderne, en renouvelant les méthodes de pilotage et d’évaluation et faire adhérer les acteurs, dans une démarche innovante d’agilité institutionnelle ; ce plan étant voué à s’adapter à la complexité du monde et aux incertitudes mais également aux éventuelles opportunités scientifiques, techniques et financières.

La présentation du nouveau PDTES a été précédée du clip musical intitulé « Petit escargot » interprété par les enfants et Danyel Waro, chantre du maloya.

Le Plan Bio Départemental 2021-2025 validé

7 000 exploitations, 15 000 emplois, 400 millions d’euros de valeur ajoutée… ces chiffres montrent à quel point l’agriculture revêt une place importante dans notre économie. Le Département, compétente en matière agricole, pilote en lien avec les acteurs du monde agricole un projet d’envergure, AGRIPéi 2030, destiné à bâtir le modèle agricole de demain avec entre autres une transition écologique nécessaire. Cet objectif constitue un axe majeur du projet qui prévoit notamment la mise en œuvre d’un Plan Bio ambitieux pour notre territoire. La crise sanitaire a montré l’importance de renforcer l’autonomie alimentaire de notre île. Ce qui implique de développer des productions agricoles locales et surtout mettre en place des circuits courts pour répondre à la demande des familles

En partenariat avec la Chambre d’Agriculture, les principaux axes stratégiques retenus sont :

  •  rendre le foncier plus disponible pour l’agriculture Bio ;
  •  soutenir et développer la production Bio ;
  •  promouvoir la production Bio ;
  • expérimenter des nouveaux modes de productions et développer de nouveaux marchés.

ENCADRE

Le Département lutte contre l’errance animale

Lors de cette séance plénière qui a aussi été l’occasion d’aborder cette problématique très préoccupante, le Département a débloqué 800 000 € pour les intercommunalités, avec quelques adaptations au cadre  proposé par l’Etat comme celle d’élargir les dépenses éligibles au matériel (camions, cages…) affecté à la lutte contre l’errance animale, d’allonger la période d’éligibilité des dépenses jusqu’au 31 décembre 2023 pour tenir compte du contexte sanitaire.

La Réunion connaît une situation unique en matière d’errance animale avec des chiffres très élevés par rapport au niveau national : 73 000 chiens errants recensés en 2018 et 8 000 animaux morts sur la voie publique en 2017.

Une situation qui a des impacts négatifs en matière de cadre de vie, d’agriculture, de biodiversité, d’attractivité touristique et de mobilité douce.

Une convention a été signée entre les EPCI, l’Etat et le Groupement d’Etude Vétérinaire sur l’Errance Animale des Carnivores (GEVEC) pour la période 2019-2022.

4 axes ont été retenus :

  •  Aide à la construction, l’agrandissement ou la rénovation des refuges et de fourrières ;
  •  Maintien ou augmentation de l’effort financier dédié aux stérilisations et aux identifications pratiquées par les vétérinaires en prestations auprès des intercommunalités ;
  •  Renouvellement de l’évaluation des animaux errants afin de quantifier et comprendre l’évolution des mécanismes de l’errance animale sur l’ensemble du territoire ;
  •  Continuer les campagnes de sensibilisations annuelles auprès d’un large public sur l’importance de stériliser et d’identifier son animal.

L’Etat a identifié une enveloppe de 800 000 euros pour ce plan 2019-2022 dédié au financement des travaux sur les refuges et fourrières. Le Département a donc mobilisé une somme identique pour les intercommunalités .

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

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