« Pas de guerre en notre nom » : le cri du « Collectif pour la Paix » face à l’embrasement mondial (Photos)

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Alors que le Moyen-Orient vient de basculer dans une nouvelle dimension dramatique avec les frappes sino-américaines et israéliennes sur l’Iran ce samedi 28 février 2026, un rassemblement s’est tenu à Saint-Denis. Entre inquiétude pour la jeunesse réunionnaise et dénonciation d’une escalade « impérialiste », syndicats et citoyens appellent à un réveil des consciences.

L’onde de choc est planétaire. Ce matin, les forces armées des États-Unis et d’Israël ont lancé une offensive aérienne coordonnée sur plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran. Si l’objectif affiché est le démantèlement des infrastructures nucléaires et militaires, les conséquences se font déjà sentir bien au-delà des frontières de l’Iran.

À La Réunion, sur la Place Paul Vergès, l’ambiance est à la gravité. Le « Collectif pour la Paix », soutenu par des organisations comme la CGTR et Solidaire, a choisi ce moment symbolique pour lancer l’initiative « l’Entourage pour la Paix ».

La Réunion, cible collatérale ?

Pour Mathieu, citoyen engagé et membre du collectif, l’urgence est là. Au-delà de la solidarité internationale, c’est la position stratégique de notre île qui inquiète.

« L’Amérique est loin, mais la guerre est proche. On oublie trop souvent la base de Diego Garcia aux Chagos, occupée illégalement, ou nos accords de défense. Si le conflit s’étend, la question est simple : nos jeunes seront-ils impliqués ? » s’interroge-t-il avec amertume.

L’aspect économique est également dans tous les esprits. Avec 20 % du pétrole mondial transitant par le détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran, l’impact sur le coût de la vie à La Réunion pourrait être immédiat et dévastateur.

« Sacrifier nos enfants ? Certainement pas »

Vincent Nativel, représentant de Solidaire Réunion, dénonce une « militarisation rampante de la société française. »  Selon lui, le discours ambiant cherche à rendre la guerre « inévitable » pour mieux justifier le recrutement des jeunes des quartiers les plus précaires.

  • Le recrutement sous pression : Des signalements font état de démarchages accrus de l’armée dans les établissements scolaires.

  • L’instrumentalisation de la peur : Une critique acerbe du climat politique actuel qui privilégie l’armement au détriment des services publics.

  • Le paradoxe du calendrier : « Nous sommes en période de Carême et de Ramadan, des temps de réflexion. C’est le moment de revenir aux valeurs de paix, pas de déclencher des massacres », martèle Vincent Nativel.

« L’autre guerre : l’urgence sociale »

Pour les manifestants présents ce jour, la véritable bataille ne se joue pas avec des missiles de croisière à Téhéran, mais sur le sol réunionnais. L’éducation qui s’effondre, le système de santé en souffrance et un budget national de plus en plus difficile à boucler sont, pour eux, les seuls fronts sur lesquels l’État devrait investir.

« On nous vend une guerre lointaine pour nous faire oublier celle que nous menons chaque jour pour finir le mois », conclut un manifestant.

Sur la Place Paul Vergès, le message est clair : « La Réunion refuse d’être le réservoir de troupes ou la victime silencieuse d’un conflit qui ne sert que les intérêts des puissances impérialistes. »

« Ne laissons pas l’indifférence armer les canons : scannez ce QR code pour signer la pétition et dire non à l’enrôlement de notre jeunesse dans un conflit qui n’est pas le nôtre. » manifeste Vincent Nativel avec détermination.

5 Commentaires

    • « Démilitéraliser » ? Dans ces moments de profondes incertitudes c’est pas si zot y connaît que nous la besoin de nout momon la France qui nourrit à nous ? Cossa y pense bande zoreil té su l’ile depuis année 80? Est ce que zot y soutient zot bande qui vienne débarquer? Zot doit avoir un peu la vision comme nous quand nout ile n’avait point toussa tralala….

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