Il y a des soirs où les murs de l’hémicycle du Conseil départemental semblent pousser un peu pour laisser la place à une énergie débordante. Ce mercredi 13 mai, pour la remise des prix Thérèse Baillif et Célimène, ce n’était pas seulement une « salle comble », c’était une véritable déferlante de sourires, de détermination et de talent.
L’occasion ? Célébrer les 80 ans de la Départementalisation sous l’angle du progrès et de la solidarité. Mais entre nous, c’était surtout l’occasion de dire « bravo » à celles qui font bouger La Réunion, avec ou sans pinceau, mais toujours avec le cœur.

L’émotion d’un jeune Président
L’un des moments forts de la soirée a sans doute été l’intervention de Joackim Bertil, le Président du Conseil départemental des Jeunes. Visiblement ému, il a tenu à rappeler la place centrale de la femme dans notre société.
Avec une franchise désarmante, il a partagé son parcours : « Sans cette fille rencontrée au collège qui m’a poussé, je ne serais probablement pas là aujourd’hui. »
De sa mère à sa belle-mère, en passant par les figures inspirantes de l’ombre, Joackim a rendu un hommage vibrant à celles qui « portent des colliers forts » sans chercher la gloire, mais par pure conviction. Un message de gratitude qui a résonné fort dans tout l’hémicycle.
Un bouquet pour Claire Laizier, lauréate du 1er prix Célimène remis par Joackim Bertil

Christine Caruel : Un « Prix Thérèse Baillif » amplement mérité
On le sait, le prix Thérèse Baillif ne se donne pas au premier venu. Il faut du courage, de la constance et une sacrée dose d’humilité. Cette année, c’est Christine Caruel qui a fait l’unanimité.
Militante infatigable depuis 1996, elle est le visage de la lutte pour les personnes en situation de handicap mental et l’autisme. Entre la création d’établissements spécialisés et son projet d’habitat inclusif Ker An Ler, Christine ne s’arrête jamais. Dans la salle, on pouvait lire la fierté sur les visages : Christine, c’est la preuve qu’avec du cœur et de la volonté, on déplace des montagnes (ou on construit des foyers).



Célimène : La créativité en technicolor
Changement d’ambiance (mais même enthousiasme) avec le Prix Célimène. Après s’être retrouvées au Jardin de l’État en mars dernier pour créer en pleine nature, les artistes amatrices ont enfin découvert le palmarès sous la houlette de Julie Anandin.
- Claire Laizier décroche le 1er prix, suivie d Ida Chéru pour le 2ème prix.


Le podium est complété par Murielle Pausé, Isabelle Turquet , sous les applaudissements nourris d’un public conquis.


Une ambiance « péi » et solidaire
Le Président Cyrille Melchior l’a rappelé : « Ces prix ne sont pas de simples médailles, ce sont des tribunes pour la citoyenneté. »
Mais au-delà des discours officiels, ce qu’on retiendra de ce soir, c’est cette ambiance électrique et joyeuse. On a vu des rires, des « mercis » lancés à la volée et surtout une solidarité qui fait du bien au moral.


Une soirée qui prouve que la force de notre île se conjugue très souvent au féminin. Bravo à toutes les lauréates !















Peut-être que cette année le jury est plus impartial que les années précédentes. Si ce prix est resté politisé, il est amené à disparaitre. Je me souviens d’une édition où la fille d’une élue a reçu le prix en ayant copié en créole un conte anglais pour enfants….
Sourires figés !
Que des meufs ! Bof !
Bof !!