Saint-Joseph : « sans restauration scolaire, le droit à l’éducation gravement compromis ? » La FSU 974 interpelle l’État et le préfet

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« La décision du maire de Saint-Joseph de suspendre le service de restauration scolaire à compter du 2 juillet, en raison de la fin des contrats Parcours Emploi Compétences (PEC), place de nombreuses familles dans une situation difficile et remet en cause, selon la FSU 974, la continuité du service public d’éducation.

Les écoles ne sont pas officiellement fermées. Pourtant, pour de nombreux parents qui travaillent, l’absence de restauration scolaire signifie qu’ils ne pourront pas laisser leurs enfants à l’école toute la journée. La FSU Territoriale 974 et la FSU-SNUipp 974 estiment que cette décision empêchera de nombreux élèves de suivre normalement leur scolarité, y compris à la veille des vacances.

Les deux organisations syndicales dénoncent une situation qui pénalise une nouvelle fois les usagers du service public ainsi que les personnels, alors que les difficultés liées à la fin des contrats PEC étaient connues depuis plusieurs mois.

Selon la FSU, l’État comme les collectivités avaient la responsabilité d’anticiper cette échéance afin d’éviter que les élèves, les familles et les agents ne se retrouvent confrontés à une telle situation. Elle regrette que cette anticipation n’ait pas eu lieu.

Le syndicat rappelle également que la restauration scolaire n’est pas un service secondaire. Elle constitue, selon lui, une composante essentielle du fonctionnement des écoles. Elle permet aux enfants de suivre une journée complète de classe, favorise l’égalité entre les élèves, contribue à leur réussite scolaire et représente, pour certains, le seul repas équilibré de la journée.

La FSU estime par ailleurs que cette situation met en évidence les limites d’un modèle reposant depuis des années sur des emplois précaires pour assurer des missions permanentes. L’accueil des élèves, la restauration scolaire, l’entretien des locaux, l’accompagnement des enfants et l’hygiène des établissements devraient, selon elle, être assurés par des personnels qualifiés bénéficiant d’emplois pérennes.

Le syndicat rappelle que la précarité de l’emploi ne peut constituer une politique publique durable. Le recours massif aux contrats aidés aurait, selon lui, longtemps masqué le manque d’emplois statutaires dans les collectivités. Aujourd’hui, ce seraient les élèves, les familles et les personnels qui en subiraient les conséquences.

Les demandes de la FSU 974

Face à cette situation, la FSU demande :

  • que toutes les solutions soient immédiatement recherchées afin d’assurer la restauration scolaire et la continuité du service public jusqu’à la fin de l’année scolaire ;
  • que l’État assume pleinement ses responsabilités en donnant aux collectivités les moyens d’assurer leurs missions ;
  • que les collectivités anticipent les conséquences des évolutions annoncées afin que les élèves et les familles ne soient plus les variables d’ajustement ;
  • qu’un véritable plan de création d’emplois statutaires soit engagé pour répondre durablement aux besoins des écoles et des services publics locaux.

La FSU 974 affirme qu’elle restera mobilisée aux côtés des personnels, des parents d’élèves et de l’ensemble des acteurs de l’école publique afin que le droit à l’éducation, la continuité du service public et la qualité des conditions d’accueil des élèves soient pleinement garantis.

Pour le syndicat, le service public mérite mieux que des solutions d’urgence. Les élèves et les personnels ont besoin de moyens pérennes, de personnels formés et d’une véritable volonté politique. »

3 Commentaires

  1. Allez visiter une cantine en plein rush…

    L’arrière de la cantine, là où ils débarrassent et nettoient les plateaux, vous comprendrez qu’il suffit pas de critiquer des gens « payés à rien foutre »…

    Mais dans ce pays l’éducation et le service public sont laissés en l’état, ils en ont rien à cirer, les dirigeants n’envoient pas leurs enfants dans le public, les leurs vont dans des écoles privées et prestigieuses et des postes de décideurs leur sont souvent également réservés le temps qu’ils deviennent adultes.

    Cela les arrange donc que l’école publique pourrisse, les élèves de la populace n’auront pas les mêmes chances de s’émanciper et de prétendre aux postes que les enfants de riches convoitent, ils auront les postes d’exécutants nécessaires pour faire tourner le système…

    Qu’y-a-t-il de compliqué à comprendre là-dedans ?

  2. Ne plus se fier sur les contrats PEC ,la municipalité doit prendre ses responsabilités, comment un maire peut exercer plusieurs mandats et ne trouve pas les moyens de mobiliser les agents pour assurer la bonne marche des écoles au vu des emplois occupés par nos élus les agents municipaux devraient pouvoir assurer le service.

    • Peut-être un coup médiatique de la part du Maire pour montrer les conséquences de la politique gouvernementale en ce moment…?

      Si Oui, il devrait y avoir un maximum d’autres élus qui fassent pareil partout en France, histoire que cela remonte et fasse une grosse vague…

      Espérons pour ces enfants qu’une solution soit trouvée à la rentrée…

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