CHU de La Réunion : un colloque international fait rayonner la clinique transculturelle dans l’océan Indien

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Le CHU de La Réunion dresse un bilan très positif du 32e colloque international de la revue L’Autre, consacré au thème « Métissages et Kréolités : tisser l’humain entre héritages et devenir ». Organisé les 11 et 12 juin à l’Entre-Deux par le Dispositif Expert et Mobile de Clinique Transculturelle (DEMCT), porté par Ségolène Meyssonnier, cet événement inédit sur l’île a rassemblé près de 250 participants, plusieurs dizaines d’autres en visioconférence et plus de 70 intervenants internationaux. Professionnels de santé, chercheurs, universitaires, étudiants, acteurs associatifs et artistes ont pris part aux échanges.

Le colloque a été inauguré en présence de Sabrina Wadel, directrice générale adjointe du CHU de La Réunion, de Camille Clain, maire de l’Entre-Deux, ainsi que de l’équipe de la revue L’Autre, emmenée par la professeure Marie Rose Moro, figure de référence en psychologie transculturelle. Les organisateurs soulignent que cette mobilisation témoigne du rayonnement régional et international de cette initiative.

L’événement s’était ouvert dès le 10 juin avec un ciné-débat autour du documentaire « Batay kok » de l’ethnocinéaste Didier Vidal. Les échanges ont porté sur le patrimoine culturel réunionnais, les représentations sociales et la transmission des traditions. Les deux journées suivantes ont alterné conférences plénières, tables rondes, ateliers thématiques, performances artistiques, présentations d’expériences et moments de convivialité. Les participants ont notamment abordé les dynamiques historiques du métissage, la clinique transculturelle de l’enfant, les parcours d’EVASAN entre les Comores, Mayotte et La Réunion, les enjeux identitaires, les soins traditionnels, les croyances, les traumatismes collectifs, les mémoires post-coloniales ainsi que la transmission transgénérationnelle.

Les organisateurs mettent également en avant les retombées concrètes de cette rencontre. Le colloque a permis de renforcer les liens avec les acteurs universitaires et associatifs, notamment l’association La Réunion Nout Zarlor, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération clinique et scientifique avec les Comores, Mayotte et le Canada. La présence de l’équipe de la revue L’Autre a contribué à consolider le partenariat engagé avec le CHU de La Réunion.

Cette première édition réunionnaise s’est achevée par une visite du Camp Marron de Dimitile, prolongeant les réflexions sur le patrimoine historique et mémoriel de l’île. Pour le CHU, ce colloque marque une réussite scientifique, institutionnelle, clinique et humaine et constitue le point de départ d’un futur réseau transculturel à l’échelle de l’océan Indien

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