Il y a un an, jour pour jour, le cyclone Garance frappait l’île avec une violence rare, laissant derrière lui un paysage dévasté et des familles endeuillées. Le 28 février 2025, classé cyclone tropical intense, le système avait traversé le territoire en quelques heures, exposant le nord et l’est à des rafales dépassant les 200 km/h et à des pluies diluviennes. Routes coupées, radiers submergés, quartiers inondés : en quelques heures, l’île s’était retrouvée à l’arrêt.
L’alerte maximale avait été déclenchée. Les consignes de confinement étaient claires. Mais face à la puissance des éléments, certaines habitations n’ont pas résisté. Le bilan humain s’était alourdi au fil des jours, avec 5 morts recensés sur l’ensemble du territoire. Derrière ces chiffres, des visages, des histoires, des familles brisées.
Une famille a accepté de livrer son témoignage à la radio, un an après le drame :
Dans plusieurs communes du nord, de l’est et des hauts, les stigmates sont encore visibles. Des radiers portent toujours les traces des crues soudaines, et des toitures rafistolées rappellent la nuit où le vent a tout balayé. Les réseaux d’eau et d’électricité avaient mis des jours, parfois des semaines, à être totalement rétablis dans certains secteurs.
Au-delà des dégâts matériels, Garance a ravivé une conscience aiguë de la vulnérabilité insulaire. À La Réunion, la culture du risque fait partie du quotidien, mais chaque cyclone rappelle que la préparation ne suffit pas toujours à conjurer le drame. Les associations de quartier, les voisins, les proches ont joué un rôle déterminant dans les jours qui ont suivi, apportant vivres, vêtements et soutien moral à ceux qui avaient tout perdu.
Pour les familles endeuillées, la date du 28 février n’est pas seulement un anniversaire météorologique : c’est celui d’une absence.














