L’éruption débutée le 13 février 2026, un peu après 10h (heure locale), au Piton de la Fournaise se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc sud-sud-est du volcan avec des fontaines toujours visibles depuis le Piton de Bert. Un cône est en cours d’édification par l’accumulation progressive des projections de lave. Ce cône est désormais fermé latéralement. Au 27 février, le cône atteignait une hauteur de 19 mètres sur sa bordure nord-est, et les projections de lave les plus hautes s’élevaient d’une vingtaine de mètres au-dessus de son sommet. De nombreux petits éboulements ont été observés à l’intérieur et sur les bordures du cône.
Avec la fermeture latérale du cône, une importante activité en tunnel de lave est désormais établie en aval du cône. Les résurgences de coulée et les parties actives aériennes de la coulée se concentrent en aval du site éruptif et en amont du cassé des Grandes Pentes où le champ de lave s’élargit et s’épaissit. Le front de la coulée de lave, quant à lui, reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route nationale 2 et à une altitude de 660 m.
Activité sismique et déformation
Comme lors des jours précédents, l’activité sismique reste faible.
La reprise de l’inflation de l’édifice, en champ proche comme en champ plus lointain, semble se confirmer. Cette évolution indique une remise en pression du système d’alimentation magmatique, possiblement liée à une recharge en magma du réservoir superficiel.
Le trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) reste relativement stable et de faible amplitude. On observe toujours des pics d’amplitude probablement liés aux variations de dégazage ou aux évolutions morphologiques du cône éruptif.
Les débits en surface, estimés à partir des données satellites via les plateformes HOTVOLC (OPGC – Université Clermont Auvergne), ont indiqué, au cours des dernières 24h, des valeurs comprises entre 1 et 12 m³/sec. À noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier rapidement et devenir nulles en cas de couverture nuageuse totale.
Depuis le début de l’éruption, environ 8 Mm³ ont été émis en surface.
Bilan
Depuis quelques jours, les données du réseau GNSS suggèrent une légère inflation de l’édifice. Cette évolution est liée à une remise en pression du système d’alimentation magmatique, possiblement liée à une nouvelle phase de recharge en magma du réservoir le plus superficiel.
Étant donné la faible activité sismique actuelle, la probabilité d’ouverture de nouvelles fissures éruptives reste faible à court terme. Néanmoins, les premiers signes d’une possible re-pressurisation pourraient augmenter cette probabilité.
À noter également que par le passé, des fissures éruptives se sont ouvertes au cours d’une éruption sans signaux avant-coureurs, comme par exemple en août 1998, juillet 1999, octobre 1999, décembre 2006 et mars 2019. En effet, la propagation du magma à faible profondeur peut se produire de manière asismique notamment lorsque le magma est déjà dégazé.
Niveau d’Alerte 2.1
La direction de l’OVPF-IPGP
Pour en savoir plus
Retrouvez l’ensemble des informations actualisées sur l’activité du Piton de la Fournaise sur le site officiel de l’OVPF-IPGP :
👉 https://www.ipgp.fr/volcanoweb/reunion/Bulletins-Communiques/2026/Communiques/OVPF_20260228_07h45_communique.pdf













