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65 millions d’euros pour faciliter l’insertion des Réunionnais par le travail, la formation, le logement… (VIDÉOS)

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Faciliter l’insertion des Réunionnais (allocataires de revenus de solidarité) en matière d’emplois, d’activités, de formation et de logement. C’est l’objectif premier du PDI (Plan départemental d’insertion) 2022/2024 qui a été débattu puis voté à l’unanimité ce mercredi matin (23 mars 2022), lors de la première session plénière de cette année, par les conseillers départementaux. Il y a eu le PDI 2016/2021. Place à présent au PDI 2022/2024, post recentralisation du RSA . Lequel PDI est appelé à devenir un PTI (Plan Territorial d’Insertion) regroupant outre le Département, tous les autres services de l’Etat (CAF, Pôle Emploi…) également. Un plan stratégique dont le but est d’accompagner les allocataires du RSA (soit 1/3 de la population réunionnaise) dans leur projet de vie. « L’élaboration de ce document stratégique est le fruit de 7 mois de travail partenarial », a rappelé le président Cyrille Melchior. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

« Ce PDI 2022 – 2024 qui vous est soumis s’organise autour de deux grands objectifs. Le premier objectif est de renforcer l’accompagnement social pour garantir une meilleure prise en charge des allocataires. Pour atteindre cet objectif, 22 fiches actions vous sont proposées :

  • Pour faciliter l’accès aux droits, il s’agit d’aller vers les bénéficiaires du RSA, en déployant le service public de l’insertion et de l’emploi et en renforçant la coordination territoriale de l’action sociale.
  • Pour mieux prendre en charge des problématiques spécifiques, nous allons renforcer la coordination de la prise en charge des situations complexes, notamment sur le plan de la santé et de l’accompagnement budgétaire. Nous proposons de déployer un plan de diversification des modes de garde d’enfants. Il est aussi essentiel de renforcer les actions de lutte contre l’illettrisme.
  • Pour développer l’offre de logement et d’hébergement, problématique cruciale pour 37% des bénéficiaires du RSA, il est impératif d’activer tous les leviers. Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, nous proposons de faire le choix de l’innovation en ayant recours à l’amélioration de l’habitat et à des dispositifs nouveaux en faveur de l’hébergement temporaire.

Le 2ème objectif est d’accompagner vers l’activité et l’emploi durable. Pour atteindre cet objectif, 26 fiches actions vous sont proposées :

  • Pour amplifier le soutien à la création d’activité nous devons nous rapprocher des porteurs de projets potentiels, en allant vers eux, en simplifiant leurs démarches et en accompagnant le développement des activités.
  • Pour soutenir la mobilité professionnelle, nous devons valoriser la mobilité extra insulaire, notamment en facilitant l’intégration sociale sur les territoires d’accueil. Nous devons aussi accompagner la mobilité intra insulaire en diversifiant et en améliorant l’offre de transport.
  • Et enfin, pour faciliter l’accès à la formation et à l’emploi, les compétences des bénéficiaires du RSA doivent être davantage valorisées et mobilisées. Il s’agit bien sûr de rapprocher les allocataires des métiers en tension et de renforcer l’insertion par l’activité. Mais il s’agit aussi, et peut être surtout, d’encourager à la reprise d’activité et de mieux sécuriser les parcours.

Sur ce dernier point, je rappellerai que le PDI confirme la généralisation du dispositif R+ que nous avons expérimenté depuis septembre 2020 avec des résultats notables comme le montrent ces quelques chiffres :

  • + de 4000 personnes entrées en parcours d’insertion à travers ce dispositif.
  • 87% des bénéficiaires sont satisfaits du dispositif,
  • 78%, c’est le taux des bénéficiaires dont la reprise d’activité a été motivée, selon eux, par le montant de l’allocation,
  • 44% de sortie dynamique vers l’emploi ou la poursuite de formation, supérieur aux résultats de l’accompagnement global.

Le bilan tant qualitatif que quantitatif de cette expérimentation est particulièrement satisfaisant. Cela nous conforte dans notre ambition d’amplifier notre programme sur les deux prochaines années avec la volonté d’accompagner 4600 Réunionnais par an dans un parcours d’insertion via R+ ».

Quelques exemples concrets président ?

A travers ce PDI, Jean-Marie Virapoullé, vice-président du Département, n’y voit que du positif pour les « R+ », à savoir les bénéficiaires du RSA qui cumulent revenus de solidarité et revenus d’activité. Ecoutez Jean-Marie Virapoullé :

« Il s’agit d’un accompagnement social encore plus fort », explique Jean-Marie Virapoullé.

Outre le PDI, plusieurs autres dossiers ont été examinés puis votés (toujours à l’unanimité) par les élus du Département. Il a été question de la prise en charge de situations de détresse ou d’urgences sanitaires et sociales (voir article ci-contre). Autre dossier figurant à l’ordre du jour, celui relatif à la commande publique, présenté par la vice-présidente Béatrice Sigismeau. Mais avant de passer la parole à sa vice-présidente, le président Melchior a précisé :  » D’un montant de 153 millions d’euros, les marchés publics départementaux se présentent comme un soutien réel à l’économie réunionnaise : 92% de nos prestataires et fournisseurs sont situés à la Réunion.

Je suis particulièrement heureux de dire devant notre assemblée, que notre collectivité honore les engagements qu’elle a pris avec les entreprises puisque notre délai global de paiement est de 22,6 jours en 2021, bien en deçà du délai moyen pratiqué à la Réunion, bien en deçà de la moyenne des départements en France. Ce n’est pas négligeable, dans le contexte économique difficile que nous connaissons. De plus, En matière sociale, nos achats deviennent chaque année un peu plus un vecteur d’insertion par l’activité économique, grâce aux clauses d’insertion que nous intégrons de manière plus large dans nos marchés : 28 611 heures d’insertion étaient prévues l’an dernier dans nos marchés et nous inscrivons dans nos orientations des augmentations substantielles pour les années à venir

Enfin, la protection de notre environnement constitue une préoccupation croissante, puisque nos marchés sont de plus en plus fréquemment attribués sur la base d’un critère environnemental. Le nombre de ces marchés a doublé l’an dernier. Cette année, 30% de nos marchés répondront à cette exigence. Vous l’aurez compris, notre commande publique constitue un triple enjeu : économique, social et environnemental. Il nous faut donc sans cesse adapter notre organisation. C’est l’objet des trois rapports que présentera Béatrice Sigismeau : le premier vise à vous rendre compte de l’exécution que vous m’avez donnée en matière de commande publique, le deuxième présentera une analyse qualitative de la commande publique, dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma départemental des achats responsables et le troisième nous permettra d’adapter notre organisation pour gagner encore en fluidité et en efficacité dans nos achats ».

La session plénière s’est achevée aux environs de 12 heures. Suite à la validation de l’assemblée, les deux gros dossiers de la matinée (PDI et prises en charge de situations de détresse…) seront discutés en commission permanente.

 

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

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