Campagne sucrière 2026 : la CGPER et l’UPNA dénoncent une ouverture imposée au 13 juillet au Gol

2 min de lecture

La tension monte autour du lancement de la campagne sucrière 2026 dans le bassin du Gol. À l’issue de la Commission Mixte d’Usine qui s’est tenue ce mardi 23 juin à l’usine du Gol, la CGPER et l’UPNA dénoncent un « déni de démocratie agricole » et une « opacité financière inacceptable ».

Réunie pour fixer la date d’ouverture de la campagne sucrière sur le bassin cannier du Gol, incluant Savannah et Grand-Bois, la commission a retenu la date du 13 juillet. Une décision vivement contestée par les deux organisations agricoles, qui affirment que la majorité des planteurs présents souhaitait une ouverture au 20 juillet afin de préserver la maturité de la canne.

Selon la CGPER et l’UPNA, une minorité de planteurs se serait alliée aux industriels pour imposer une date plus précoce. Les deux organisations estiment que ce choix risque de pénaliser les planteurs, en particulier si la canne n’a pas atteint une richesse suffisante au moment de la coupe.

La transparence financière au cœur du conflit

Au-delà du calendrier, la CGPER et l’UPNA dénoncent surtout le manque de transparence concernant la campagne 2025. Elles demandent à Tereos de communiquer clairement le montant exact des dettes des planteurs, ainsi que le détail des retenues opérées après une campagne marquée par de faibles richesses.

Les organisations agricoles affirment que de nombreux planteurs ont été lourdement impactés par les mécanismes de calcul liés au trop-perçu, sans disposer à ce jour d’une information précise et complète sur leur situation financière.

Pour la CGPER et l’UPNA, il n’est pas acceptable de demander aux agriculteurs d’engager la campagne 2026 sans connaître précisément le bilan financier de la campagne précédente.

« Pas d’ouverture sans transparence »

Les deux organisations fixent désormais une condition ferme : aucune ouverture de campagne ne devrait avoir lieu à La Réunion sans transmission préalable, à chaque planteur, du montant restant dû pour 2025 et du détail des retenues effectuées.

Elles demandent également que les industriels expliquent précisément à quoi correspondent ces retenues.

La CGPER et l’UPNA considèrent que les planteurs ne peuvent pas repartir dans une nouvelle campagne « les yeux fermés », alors que les conséquences financières de la précédente ne sont pas encore totalement clarifiées.

Un bras de fer qui pourrait peser sur la campagne

Cette prise de position commune marque un durcissement du ton à l’approche du lancement de la campagne sucrière. Les syndicats dénoncent à la fois une décision de calendrier qu’ils jugent imposée et un manque de transparence qu’ils estiment préjudiciable aux planteurs.

La campagne 2026 s’annonce donc sous tension dans le bassin du Gol, alors que les planteurs réclament à la fois une meilleure prise en compte de la maturité de la canne et une clarification complète des comptes de la campagne 2025.

La CGPER et l’UPNA assurent rester mobilisées aux côtés des planteurs pour défendre leur rémunération, leur dignité et leur droit à une information financière claire.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Coupe du monde 2026 : le programme des matchs de ce mercredi soir à jeudi matin, heure de La Réunion

Free Dom