Carburants : Jean-Hugues Ratenon appelle l’État et les pétroliers à assumer leurs responsabilités

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Le député Jean-Hugues Ratenon monte au créneau face à la flambée des prix des carburants à La Réunion, et appelle à recentrer le débat sur les véritables causes de cette hausse. Dans un communiqué publié ce 2 avril, il estime que la fiscalité locale, notamment l’octroi de mer, ne peut à elle seule expliquer l’augmentation observée.

« Face à la hausse désastreuse, brutale et historique des prix des carburants qui pèse lourdement sur le quotidien des familles réunionnaises et sur notre économie, chacun avance sa proposition, parfois trop partisane, voire démagogique.

Et pourtant, personne ne conteste l’aggravation liée au contexte géopolitique international actuel, lié à une politique d’extrême droite.

Dans ce débat, certains désignent l’octroi de mer comme cause principale ; pourtant, les chiffres officiels de la structure des prix démontrent une réalité bien différente.

L’octroi de mer est calculé uniquement sur le prix CAF, c’est-à-dire le prix d’importation, et non sur le prix affiché à la pompe. Sa suppression totale de la recette imprévue représenterait une baisse, certes, mais largement insuffisante pour expliquer les niveaux actuels.

Personne ne nie que j’aie toujours milité pour une réforme de l’octroi de mer sur l’ensemble des produits afin d’améliorer le quotidien des gens. Mais attention, dans ce cas, à une orientation restrictive qui peut relever d’une forme de malhonnêteté intellectuelle.

La hausse constatée trouve donc son origine principalement ailleurs. Cette réalité se vérifie notamment pour les carburants non routiers (GNR, SP Mer, GO Mer, pétrole lampant…), qui ne sont soumis à aucune fiscalité et dont les prix ont, eux aussi, fortement augmenté. C’est la preuve que la fiscalité n’est pas l’unique cœur du problème.

Ainsi, le sans-plomb est passé de 1,54 € à 1,96 € (+27,27 %) et le gazole de 1,25 € à 1,77 € (+41 %).

Dans le même temps, les carburants non soumis à la fiscalité ont connu des hausses encore plus fortes : le GNR de 0,65 € à 1,23 € (+64 %), le SP Mer de 0,71 € à 1,03 € (+45 %) et le pétrole lampant de 0,74 € à 1,23 € (+66,22 %).

Ces chiffres montrent clairement que les carburants non taxés et avec 0 % d’octroi de mer augmentent parfois davantage que ceux qui le sont.

Et donc, la fiscalité peut être un levier ponctuel, mais elle ne constitue pas la solution durable qui soulagera réellement les Réunionnais. Pourquoi donc minimiser cette réalité auprès du grand public ?

Et pourquoi épargner l’État et les profiteurs de guerre que sont les groupes pétroliers ?

Certains responsables, et notamment au sein du Rassemblement national, évitent ou font semblant de s’attaquer aux bénéfices des grands groupes pétroliers et restent timides vis-à-vis de l’État, là où se situe pourtant le véritable levier d’action.

Lorsque des sociétés pétrolières réalisent des bénéfices de plusieurs dizaines de millions d’euros sur le dos des Réunionnais, la solution est simple : ils doivent contribuer à l’effort collectif.

Parallèlement, la solidarité nationale doit pleinement jouer son rôle, d’autant plus que les collectivités d’outre-mer ne disposent pas des mêmes moyens financiers que l’Hexagone.

L’État doit agir, notamment :
• En bloquant les prix
• En compensant de manière significative la hausse
• En supprimant certaines taxes carburants qui relèvent de sa compétence, comme les dispositifs liés aux certificats d’économie d’énergie (CEE) ou encore le Tarif Extérieur Commun, qui est de 4,7 % du prix CAF

Si un geste fiscal doit intervenir, il relève d’abord de la responsabilité de l’État.

Et par la suite, concernant l’octroi de mer, les collectivités aviseront sur la part de recette non prévue qu’elles n’ont pas encore perçue.

Mais attention, ne faire contribuer ni l’État ni les pétroliers reviendrait à ouvrir une boîte de Pandore, laissant le champ libre aux profits des plus puissants et à l’abandon encore plus prononcé de nos territoires.

Le choix de la responsabilité est clair : l’effort doit être demandé à ceux qui en ont la capacité, pas uniquement aux Réunionnais qui « râlent le diable par la queue » ni à leurs communes qui assurent un service public essentiel. »

12 Commentaires

  1. Ben , sa collègue RIMA HASSAN est en fourrière, la Palestinienne, l’ Euro Député Franco Palestine ,encore a ec la drogue de synthèse dans son sac . La France, retourne moi cette pourriture sous les bombes d’ Israël

  2. Ratenon miracle out monte pa créneau pou affaires Memona pourtant pour la dame défense des animaux ou la fe toute histoire et de plus c’est le monsieur ki a parler dhomo sapiens et a repris i fo k bello regarde l’histoire o lieu de créer

    • Vous ne savez pas lire ou quoi? Les prix sont fixés par le préfet. Plusieurs députés se sont déjà prononcés poru défendre à nous comme vous dites. La preuve vous commentez un article qui en parle. Et vous croyez qu’un député qui n’est pas de la majorité gouvernementale a du poids? Si c’est ce que vous pensez, il ne reste plus qu’à vous présenter l’année prochaine. On vous verra à l’oeuvre pour défendre à nous.

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