Carburants, salaires, conditions de travail : les aides à domicile tirent la sonnette d’alarme à La Réunion

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Dans un communiqué de presse publié ce jeudi, le syndicat SAP-974 CGTR dénonce une situation devenue intenable pour les aides à domicile à La Réunion, prises en étau entre la hausse du coût de la vie et l’explosion des prix des carburants.

Le constat est alarmant. Ces professionnelles, essentielles au maintien à domicile des personnes âgées et vulnérables, exercent dans des conditions particulièrement précaires. Leur rémunération moyenne tourne autour de 900 euros brut mensuels, souvent en temps partiel imposé, soit bien en dessous du SMIC. À cette fragilité économique s’ajoute une charge de travail importante, avec des interventions multiples chaque jour dans des délais contraints.

Mais c’est surtout la question des déplacements qui cristallise aujourd’hui la colère. Les aides à domicile utilisent leur propre véhicule pour assurer leurs missions, parcourant en moyenne plus de 100 kilomètres par semaine. Carburant, entretien, assurance : tout repose sur elles. Certaines ne bénéficient même pas du remboursement des frais kilométriques pourtant fixé à 0,35 centimes par kilomètre.

Dans ce contexte de flambée des prix à la pompe, la situation devient insoutenable. Le syndicat parle d’un système profondément injuste où les salariées doivent assumer des coûts professionnels de plus en plus lourds, sans compensation réelle.

Face à cette réalité, le SAP-974 CGTR appelle à une mobilisation du secteur et formule plusieurs revendications claires : une revalorisation des salaires au-delà du SMIC, une aide d’urgence pour le carburant, la prise en charge totale des frais liés aux véhicules, la fin du temps partiel imposé et une meilleure reconnaissance du travail effectué, notamment les dimanches et jours fériés.

Au-delà de l’urgence sociale, le syndicat alerte aussi sur l’avenir. Avec le vieillissement de la population réunionnaise, les besoins en accompagnement vont fortement augmenter dans les années à venir. Pourtant, selon le communiqué, le secteur est déjà fragilisé, et ce sont aujourd’hui les salariées qui en paient le prix.

Un cri d’alerte fort, dans un contexte où ces professionnelles, indispensables au quotidien de milliers de Réunionnais, estiment être les grandes oubliées du système.

4 Commentaires

  1. Moi je suis aidante familiale pour mon proche . Ceux qui me mais en colère déjà les assedic si on le demande c’est la famille qui paye parce qu’ils embauchent une personne de la famille et le salaire misérable que je touche ceux qui pense qu’on gagne bien notre vie temps mieux pour vous , ceux qui sont dans le métier c’est combien ils touchent et ceux qui ne sont pas ils ont qu’à apprendre a fermé leurs bouches au lieu de critiquer les autres . Qu’ils viennent faire comme nous et ils verront

  2. Le baisemen ,tout le monde y subit SAUF Les  »plus de 10  » COMME DIT GUILLOTIN UN MONDE SOUS TERRAIN ET UN MONDE SUR TERRE ARRIVE A Vitesse grand Vprions pour les simples et que la gloire du seigneur bénisse les plus de 10 , amen

  3. Elles sont pas trop contentes, en plus qu’elles se tapent le boulot de l’infirmière en retard qui leur dit de nettoyer le patient car elle est déjà en retard pour l’autre patient et n’a pas le temps de le faire ( Mais elle est payée plein pot avec la carte vitale… ), qu’elle passe juste faire avaler les comprimés.

    Bah, je comprends, j’aurais été en colère pareil…

    Je touche 900 euros et je fais le boulot de celle qui touche 5 à 6 fois plus et qui explique qu’elle a pas le temps car trop de patients dans la journée…

    En plus ce sont les infirmières libérales qui vont être revalorisées…

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