Ce jeudi matin, le Groupement de Prévention Agréée (GPA) Réunion organisait une matinée d’information à la salle du conseil communautaire de la CINOR, à Saint-Denis. L’objectif : mieux faire connaître les outils permettant d’accompagner les entreprises en difficulté avant que leur situation ne devienne irréversible.
De nombreux acteurs du monde économique et institutionnel avaient répondu présents : représentants de l’État, chambres consulaires, organisations professionnelles, banques, mandataires judiciaires, experts-comptables ou encore tribunaux de commerce.
Parmi les interventions, celle d’Aurélie Poncin, représentante de l’Association pour la Garantie des Salaires (AGS), a permis de rappeler le rôle de ce dispositif souvent méconnu.
L’AGS intervient lorsqu’une entreprise est placée en redressement ou en liquidation judiciaire. Son rôle est d’avancer les sommes que l’employeur n’est plus en mesure de verser à ses salariés, notamment les salaires, indemnités de préavis ou certaines indemnités de rupture.
Financée par une cotisation patronale de 0,25 % de la masse salariale, l’AGS garantit les droits des salariés même lorsque l’entreprise connaît de graves difficultés financières. Son intervention est automatique : dès l’ouverture d’une procédure collective, le mandataire judiciaire la sollicite afin que les salariés puissent percevoir rapidement les sommes qui leur sont dues.
Cette matinée avait également pour ambition d’inciter les dirigeants à ne pas attendre qu’il soit trop tard pour solliciter de l’aide. Les intervenants ont rappelé que des dispositifs existent pour anticiper les difficultés et préserver, lorsque cela est possible, l’activité et les emplois.
Notre reporter Karoline Chérie était sur place.















