C’est un cri d’alarme collectif. Hier soir, plusieurs figures de la Protection Civile, dont des bénévoles de longue date et des membres de la direction, ont pris la parole pour dénoncer une gestion humaine et financière qu’ils jugent « opaque » et « abusive ». Entre menaces physiques, radiations arbitraires et manque de reconnaissance, le malaise est profond au sein de l’institution.
Ils sont le visage du secours et de la solidarité lors des cyclones, des maraudes ou des événements sportifs. Pourtant, derrière l’uniforme orange et bleu de la Protection Civile, la tension est à son comble. Plusieurs bénévoles ont décidé de sortir du silence pour pointer du doigt les agissements de la gouvernance actuelle.
Cathy, maraudeuse investie depuis les premières heures de la crise Covid en 2020, ne décolère pas. Après des années de service honorable à accueillir les passagers en quatorzaine et à soutenir les plus démunis, elle a été brutalement radiée par courrier.
« On m’a reproché des fautes professionnelles alors que nous sommes une association de bénévoles ! Je n’ai pas de contrat, pas de salaire, mais on me traite comme une employée que l’on jette sans motif réel », déplore-t-elle.
Pour elle, comme pour d’autres, cette éviction cache une volonté de faire le ménage parmi ceux qui osent poser des questions. Johanny , un autre bénévole, confirme ce climat délétère :
« C’est la peur. On entend des menaces de violences physiques, des intimidations. Résultat : les anciens s’en vont. Sur les effectifs historiques, il n’en reste que trois ou quatre. »
Au cœur des critiques se trouve le mode de fonctionnement du Conseil d’Administration (CA). Les témoignages convergent vers une prise de pouvoir jugée illégitime. Selon les déclarations recueillies, l’ancien président, Yves Dafreville, aurait été poussé vers la sortie lors d’une réunion organisée « en sous-marin ».
Plus grave encore, la régularité des votes est remise en cause.
« Le dernier vote s’est fait à main levée alors qu’il aurait dû être à bulletin secret », rapporte Johanny . Une pression constante serait exercée sur les cadres opérationnels pour maintenir le statu quo.
Chamira, secouriste et maraudeuse depuis six ans, illustre le décalage entre la réalité du terrain et la direction. Elle évoque des missions périlleuses, comme lors du cyclone Chido à Mayotte, où les bénévoles se retrouvent livrés à eux-mêmes.
Manque de suivi : Aucune nouvelle de la direction lors de missions extérieures.
Pénurie de matériel : Des bénévoles contraints de porter la même tenue une semaine durant, faute de renouvellement.
Recherche d’image : Un président accusé d’être présent pour les photos officielles, mais absent lorsque les missions deviennent techniques ou difficiles (postes de secours en montagne, boue, intempéries).
Le malaise atteint le sommet de la pyramide. La vice-présidente elle-même dénonce une mise à l’écart totale concernant la gestion de l’association. Malgré son titre, elle affirme n’avoir aucun accès aux comptes ni aux informations sur les subventions perçues.
« Vous n’avez le droit à rien », résume-t-elle, évoquant des demandes d’explications restées sans réponse.
Cette absence de transparence financière, couplée à une gestion des ressources humaines par l’intimidation, place aujourd’hui l’association dans une crise sans précédent.
Malgré la précision et la gravité des faits rapportés par Johanny , Cathy, Chamira et la vice-présidente, le président de la Protection Civile ne s’est pas encore exprimé officiellement sur ces accusations de pressions, de radiations abusives et d’opacité de gestion.
Le malaise est désormais public. Au-delà des chiffres et des statuts, c’est l’âme même du bénévolat qui semble vaciller sous le poids d’une gouvernance contestée. La rédaction a tenté d’établir le contact pour obtenir sa version des faits.
À l’heure où nous publions ces lignes, nous attendons le témoignage du Président Richard Grondin. Nous restons à sa disposition pour qu’il puisse s’expliquer face aux bénévoles et aux citoyens qui soutiennent l’association. Sa parole est aujourd’hui indispensable pour éclaircir l’avenir de la Protection Civile à la Réunion.














je peut i crouare ? mi paye
Il faut s’en aller , ne vous extermitez pas , cela n’a aucun sens a ce jour ! Le bénévola le curé ne le fait pas ! Pensez a vous et trouver votre paix , aimez vous dans vôtre âme , la conscience ne peut exister dans ce monde 2026
c une association . c koi les subventions ? mi croyais c t du bénévolat comme son nom l’indique …
et on retrouve les mêmes directeurs, sous directeurs, présidents, sous présidents . mi pen c sa t sort de zot poches le largen .