À La Réunion aussi, le sujet fait réagir.
Une nouvelle question écrite déposée au Journal Officiel le 10 mars 2026 remet une fois de plus sur la table un débat sensible : l’instruction en famille.
Mais derrière les textes de loi, il y a une réalité que de nombreuses familles réunionnaises connaissent bien.
Celle d’enfants qui « ne vont plus bien à l’école ».
Le député Frédéric Boccaletti interpelle le gouvernement sur ce qui ressemble, pour beaucoup de parents, à une incohérence difficile à accepter. Depuis la loi de 2021, faire l’école à la maison n’est plus un droit accessible sur simple déclaration. Il faut désormais une autorisation. Et cette autorisation, elle est loin d’être automatique.
Sur l’île et en métropole, plusieurs parents évoquent des démarches longues, des refus, et parfois un sentiment d’incompréhension face aux décisions.
Officiellement, il s’agissait de protéger les enfants. Éviter les dérives. Encadrer. Surveiller.
Mais les chiffres, eux, racontent autre chose.
Les situations réellement problématiques ? Infimes. 0,04 % selon la Cour des comptes.
Les contrôles pédagogiques ? Plus de 90 % jugés satisfaisants.
En parallèle, le ministre de l’Éducation nationale lui-même tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre adressée aux parents en février dernier, il parle d’une violence qui se banalise. D’un harcèlement qui touche plus d’un enfant par classe.
Un constat qui résonne aussi localement.
À La Réunion, les témoignages de parents sur le mal-être scolaire existent. Harcèlement, anxiété, décrochage… autant de situations qui poussent certaines familles à envisager des alternatives.
Alors une question simple se pose.
Pourquoi compliquer autant la vie des familles qui veulent sortir leurs enfants d’un système qui, parfois, les met en difficulté ?
Sur le terrain, les histoires se ressemblent. Des enfants qui ne dorment plus. D’autres qui refusent d’aller en classe. Et des parents qui cherchent une solution, souvent dans l’urgence.
L’instruction en famille, pour eux, ce n’est pas un caprice. Ce n’est pas un choix idéologique. C’est une réponse.
Et pourtant, aujourd’hui, ces mêmes parents doivent se justifier. Prouver. Insister. Parfois aller jusqu’au tribunal.
Y compris à La Réunion.
Alors oui, la question posée au gouvernement dépasse le simple cadre administratif.
Elle touche à quelque chose de plus profond :
À qui fait-on confiance pour protéger un enfant ?
À l’institution ?
Ou aux parents ?
Le débat est loin d’être terminé. Et pour beaucoup de familles réunionnaises, il ne se joue pas dans les textes… mais dans leur quotidien.














Bun c’est quoué ? Lo z’enfant y dort y lève y voit que le visage de son entourage les autres y existe pas? La vie lé un combat de tous les jours. Dehors y fait peur lé angoissant stressant et pourtant faut y aller ! C’est comme ça qu’un z’enfant y forge son tempérament. Magine un bébé torti comment lé dir avance dan sable là et dan cette immensité qu’est l’océan la pas encore fini. Pou nous lé pareil. Chaque coup d’congne faut ou avance et ou en tire des leçons. Dan un société na l’enseignement lé donner par des professionnels y veut dire que tout tourne rond. Pourvu qui dure.