Jean Hugues Ratenon réagit « avec inquiétude à la possible disparition du Quotidien »

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Jean Hugues Ratenaon réagit avec inquiétude à la possible disparition du Quotidien après 47 ans d’existence :

« Je ne m’imagine pas que le journal « le Quotidien » puisse disparaitre après 47 ans d’existence. Ce journal né dans la douleur en 1976 parce que certains ne voulaient pas de concurrence ni de pluralisme, d’objectivité à l’époque, a survécu grâce à la solidarité, aux soutiens des Réunionnais.

Ce journal à l’emblème de la paille en queue fait partie de notre patrimoine.

Il a su briser « la voix de son maitre » que nous imposait le pouvoir de l’époque avec le titre qui existait ainsi qu’avec la télévision et la radio publique aux ordres.

Par son objectivité et ses articles concentrés sur la vie des Réunionnais, très vite il a gagné en popularité.

Avec les moyens de communications d’aujourd’hui, les infos en instantanée sur des sites en ligne, la presse écrite fait face à des graves difficultés financières.

Et cela ne concerne pas uniquement La Réunion. Mais ici, la situation est aggravée en raison de notre insularité, des coûts de production plus chers et d’un marché beaucoup plus restreint.

L’Etat aide à coup de millions d’euros la presse hexagonale, il doit aussi être aux côtés de la presse réunionnaise en tenant compte de nos spécificités. J’espère que la Ministre de la culture qui sera en visite la semaine prochaine dans notre département se penchera sur ce dossier et qu’elle vient avec des réponses. Il y a urgence. Si au 13 décembre prochain aucun repreneur ne se manifeste, « le Quotidien » disparaitra à jamais.

J’appelle l’ensemble des élus, des forces vives, des acteurs économiques, d’exiger de la ministre d’accorder un rendez vous aux patrons du « Quotidien » et du « JIR » afin que des solutions soient examinées.

Il est fini le temps où on agitait des petits drapeaux tricolores à la venue d’un représentant du gouvernement. Ça aussi, «le Quotidien » a contribué à casser ce rituel colonialiste.

Au nom de la liberté d’expression, du pluralisme : « le Quotidien » doit vivre.

« Même si je ne suis pas d’accord avec vous, je me battrais pour que vous ayez le droit de le dire » disait Voltaire.

C’est aussi ma ligne de conduite, car je ne suis pas toujours avec « le Quotidien ». Au nom de la liberté d’expression, il faut tout faire pour le sauver ».

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