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Lutte contre les violences faites aux femmes : focus sur la stratégie départementale 2022

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Instaurée depuis 1999, la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes est fixée au 25 novembre chaque année. Cette date hautement symbolique a été choisie pour présenter à l’Hémicycle du Département la stratégie départementale 2022 de lutte contre les violences faites aux femmes et échanger avec les différents acteurs, les associations, les services de police et de gendarmerie, les intervenants sociaux, …

En présence de Nadine Caroupanin, représentant le Préfet en sa qualité de directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité femme/homme, et des élus de la Collectivité départementale, le Président du Département Cyrille Melchior a tout d’abord évoqué le « constat alarmant » sur la situation à La Réunion, avant de rappeler les actions concrètes mises en œuvre, comme le déploiement des Intervenants Sociaux en Commissariats et Gendarmeries (ISCG). « Cet engagement a été amplifié avec la signature il y a 2 ans d’une convention-cadre de partenariat, relative à la prévention et à la lutte contre les violences conjugales, entre le Département et la secrétaire d’Etat déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes ». Le Président Cyrille Melchior a ajouté que « Cette convention prévoyait notamment un renforcement de l’effectif des ISCG, passant de 4, avant cette convention, à bientôt 15, en comptant le recrutement prochain d’un psychologue et la création d’un poste d’intervenant social VIF au CHU de Saint-Pierre ».
Autre mesure mise en œuvre : l’augmentation de l’offre d’accueil d’urgence notamment au sein des structures d’accueil d’urgence temporaire (SAUT). La Réunion disposera ainsi prochainement d’une capacité d’environ 50 places au sein des SAUT. Le Président Cyrille Melchior soutient que « dans le cadre de cette nouvelle mandature, le Département souhaite renforcer encore davantage son action dans ce domaine. Ce qui se traduit très concrètement par la nomination d’une Vice-présidente consacrée à cette thématique, ma collègue Flora Augustine Etcheverry dont je tiens à souligner la remarquable implication ».

Cette dernière a insisté sur la dimension partenariale des actions en cours et à venir.  « Le combat que nous menons est une lutte résolue, acharnée, et surtout unitaire. Nous nous devons de renforcer cette coordination, cette cohérence, ce dialogue, pour que nos mesures soient efficaces et qu’elles permettent d’endiguer durablement ce phénomène » puis a détaillé les actions nouvelles programmées dans la stratégie départementale 2022.

On citera notamment une communication grand public sur les missions des ISCG.  « Cette communication permettra d’aider les victimes à identifier un interlocuteur privilégié pour les aider et les soutenir dans leurs différentes démarches longues et complexes ».
Une nouvelle action est également à signaler dans le cadre de la stratégie Pauvreté : les Caravanes de l’accès aux droits et de l’information. « Dans une démarche de plus grande proximité et « d’aller vers » pour lutter contre le non recours et l’isolement, ce dispositif contribuerait à favoriser l’accès aux droits, offrir une réponse de proximité et proposer des débuts de prise en charge. Ces caravanes proposeront l’offre de service Départementale (PMI, action sociale, PA, insertion…) en mobilisant nos équipes afin d’informer, orienter et accompagner les personnes repérées dans l’accès à leurs droits sociaux ».
On signalera enfin le projet en cours avec le CEVIF pour organiser un partenariat avec la société de déménagement AGS pour organiser gratuitement le déménagement des femmes victimes. « A travers cette action, il s’agit aussi de développer la mobilisation du monde de l’entreprenariat et de faire appel au mécénat « social » pour apporter leur concours à la lutte contre ce fléau social aux impacts multiples. La peur doit changer de camp. Nous sommes déterminés à mettre tous les moyens nécessaires pour prévenir les violences, et le cas échéant, à accompagner au mieux les victimes tout en engageant les mesures possibles pour éloigner l’agresseur » a indiqué Flora Augustine-Etcheverry.

Nadine Caroupanin a rappelé l’engagement des acteurs locaux aux côtés de l’Etat pour éliminer les violences faites aux femmes « Parce que la détermination d’un seul peut compter mais que l’efficacité résulte d’une mobilisation collective, la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes est fondamentalement une politique publique qui se doit d’être pluridisciplinaire et transversale. La désignation d’intervenants sociaux, à qui je veux témoigner ma gratitude et mon soutien sans faille, a joué un rôle déterminant dans la libération de la parole des victimes de violences conjugales, comme en attestent les indicateurs. Peu de départements français disposent autant d’intervenants et peu d’entre eux bénéficient de cette entraide entre l’Etat et le Conseil départemental ».

Violence IntraFamiliale

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