D’un suspense à couper le souffle jusqu’au bout de la nuit dionysienne, la JS Saint-Pierroise a fini par dompter la Jeanne d’Arc lors d’une séance de tirs au but électrique au stade Jean Ivoula (11/10). Entre le frisson du but de Joël Damour, la clim’ de l’égalisation portoise en fin de match et le sang-froid des Cigognes pour soulever leur troisième Trophée des Champions, récit d’une rentrée où le « destin » avait choisi son camp : celui du Sud.
Le coach l’a avoué sans détour : l’entame était un peu « molle ». On aurait dit que les jambes étaient encore coincées dans les bouchons du littoral. Pourtant, les stats ne mentent pas : sept tirs, cinq cadrés en première période. La JSSP avait faim, et c’est Joël Damour, le numéro 7 providentiel, qui a fini par servir le premier plat en ouvrant le score. À ce moment-là, dans les tribunes, on voyait déjà le trophée prendre le bus pour Saint-Pierre sans escale.

Mais le football est un sport ingrat, surtout quand un certain Nicolas Mitra décide de jouer les trouble-fêtes. Alors qu’on rangeait déjà les confettis, la Jeanne d’Arc a surgi pour arracher l’égalisation en toute fin de match. « Une clim’ » monumentale pour les sudistes qui pensaient avoir fait le plus dur.

Le capitaine Jean-Pascal Fontaine ne s’en cache pas : « On doit gagner le match avant les pénal ».
Mais le destin, ce coquin, avait d’autres projets pour nos nerfs.
La suite ? Une séance de tirs au but interminable où le silence du stade Jean Ivoula était plus lourd qu’un dimanche de pluie.
« Le mental était là », souffle le capitaine après coup.

Entre fatigue extrême et pression maximale, les Cigognes ont montré qu’elles avaient le cuir solide.
Au coup de sifflet final, la délivrance est totale. Johnny Acula, le vice-président, savoure :
« On finit 2025 champions, on commence par le Trophée des Champions… On ramène la coupe à la maison ! ».
Simple, efficace, limpide.

Si les Dionysiennes du Saint-Denis FC ont sauvé l’honneur du Nord en remportant le trophée féminin (2-1 face aux Saint-Pauloises), le trône masculin reste solidement ancré dans le Sud. Le trophée rentre à Saint-Pierre pour la troisième fois de son histoire, prouvant que cette année encore, il faudra être très costaud pour déloger les champions de leur perchoir.













