Un groupe local de traitement de la délinquance créé à La Réunion

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Le préfet de la région Réunion, la procureure de la République de Saint-Denis et le maire de Saint-Benoît annoncent la création d’un groupe local de traitement de la délinquance

Le maire de Saint-Benoît a réuni ce mardi 23 novembre le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), avec le préfet et la procureure de la République de Saint-Denis. Ce conseil a également réuni d’autres partenaires : le conseil départemental, la gendarmerie nationale, la police municipale, les bailleurs sociaux, la caisse d’allocations familiales, le rectorat et les associations.

Cette instance de concertation s’inscrit dans un contexte d’une délinquance maîtrisée dans la commune, mais également de violences urbaines qui se sont déroulées de façon épisodique dans certains quartiers de Saint-Benoît au cours des dernières semaines.

Les partenaires ont fermement condamné les violences aux abords des établissements scolaires et dans certains quartiers de la commune. Ils ont par ailleurs apporté leur soutien complet à l’action des forces de l’ordre qui agissent avec professionnalisme et efficacité pour faire cesser les violences et appréhender les auteurs.

Sur la proposition de la procureure de la République, les partenaires décident de créer un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD). Le GLTD animé par la procureure de la République, associera les autres partenaires institutionnels. Il conduira dans les prochains jours à concentrer les moyens humains sur le quartier de Bras Fusil pour mettre un terme aux troubles à l’ordre public.

Chaque infraction constatée dans ce quartier fera l’objet d’une réponse judiciaire rapide et adaptée. La procureure de la République délivrera aux forces de l’ordre des réquisitions pour procéder à des contrôles d’identité aux fins de recherche et de poursuite d’infractions. Ces contrôles permettront également d’identifier les mineurs qui seraient en danger au titre de la protection de l’enfance.

La caisse d’allocations familiales annonce par ailleurs la création prochaine d’un centre social à Bras-Fusil.

Le maire de Saint-Benoît annonce le recrutement de 8 médiateurs sociaux de nuit supplémentaires dans ce quartier, afin de prévenir les violences.

Au-delà de ces mesures, les partenaires poursuivent leur travail collectif de prévention de la délinquance, dans tous les quartiers, notamment aux abords des établissements scolaires.

En décidant de ces réponses concrètes et immédiates, l’État, le parquet et la commune de Saint-Benoît réaffirment leur détermination à faire cesser les violences. Ce front commun garantira l’efficacité des politiques de sécurité déployées sur le territoire, pour notre population.

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