Une motion portée par le groupe « Une Ambition pour le Département », représenté par la conseillère départementale Monique Orphé, a été adoptée à l’unanimité lors de la Commission permanente du mercredi 15 juillet. Ce texte vise à adapter la réforme du statut de conjoint collaborateur agricole aux réalités des exploitations agricoles réunionnaises. Pour le groupe, il est possible de concilier progrès social et prise en compte des spécificités du territoire.
Tout en soutenant pleinement cette réforme, considérée comme une avancée importante pour la reconnaissance des conjointes collaboratrices et le renforcement de leurs droits, le groupe estime qu’une application uniforme pourrait fragiliser les exploitations familiales réunionnaises. Il demande ainsi la réalisation d’une étude d’impact spécifique à La Réunion, l’ouverture d’une concertation avec les acteurs agricoles et la mise en place de mesures d’accompagnement adaptées. Au cours des échanges, le président du Département a indiqué partager pleinement cette volonté et a proposé que cette étude d’impact soit portée par la collectivité départementale, le monde agricole relevant de ses compétences.
Lors de cette même Commission permanente, le groupe « Une Ambition pour le Département », porté par Monique Orphé, a également fait part de sa vive inquiétude après la liquidation judiciaire de SOLIHA Réunion, prononcée le 13 juillet. Depuis plusieurs décennies, cette association accompagne les Réunionnaises et les Réunionnais dans leurs projets d’amélioration de l’habitat, notamment les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les ménages les plus fragiles.
Le groupe souligne que les conséquences de cette liquidation sont importantes pour les familles concernées, les entreprises intervenant sur les chantiers ainsi que les 18 salariés de l’association. Il rappelle que les difficultés de SOLIHA Réunion étaient connues et regrette que, malgré les alertes répétées, aucune réponse suffisamment anticipée n’ait permis d’éviter cette situation. Il demande désormais davantage de réactivité et de moyens pour traiter les travaux d’urgence liés à la sécurité des personnes et à l’habitat insalubre. Enfin, le groupe appelle à une vigilance particulière sur le suivi des dossiers, la reprise rapide des chantiers, l’accompagnement des salariés et demande à l’État de prendre pleinement ses responsabilités afin d’assurer la continuité des dispositifs au bénéfice des Réunionnaises et des Réunionnais.












