Alors que plusieurs affaires de violences présumées sur des enfants continuent de susciter des interrogations à La Réunion, le Collectif Stop VIF – Protégeons nos enfants et l’association EPAA 974 annoncent avoir saisi plusieurs institutions de l’État. Dans un communiqué diffusé ce mercredi, ils expliquent vouloir attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par certaines familles tout au long des procédures judiciaires, avec pour objectif, selon eux, de contribuer à une meilleure protection des enfants.
Saint-Denis, le 1er juillet 2026
Le Collectif Stop VIF – Protégeons nos enfants et l’association Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi, Aime-moi (EPAA 974) ont engagé plusieurs démarches institutionnelles afin d’alerter sur les difficultés rencontrées par des enfants victimes et leurs familles dans plusieurs procédures judiciaires à La Réunion.
Dans le cadre de l’affaire de l’école privée Sainte-Marguerite à Saint-Benoît, un courrier a notamment été adressé à Madame la Procureure de la République.
Cette démarche fait suite à un constat précis : deux très jeunes enfants concernés par cette affaire n’auraient, selon les informations communiquées par leurs représentants légaux, ni été entendus en Salle Mélanie, ni bénéficié d’une consultation en victimologie. Le courrier transmis au parquet a pour seul objectif de porter cette information à la connaissance de l’autorité judiciaire.
Le Collectif Stop VIF et EPAA 974 tiennent à préciser que cette démarche ne remet pas en cause la décision de classement sans suite rendue dans cette affaire. Elle s’inscrit dans une volonté de contribuer à la protection des enfants en signalant des éléments dont l’association a eu connaissance dans le cadre de son accompagnement des familles.
Au-delà de cette affaire, plusieurs situations accompagnées par EPAA 974 révèlent des préoccupations communes : délais d’enquête particulièrement longs, manque d’information des familles, interrogations sur les modalités de recueil de la parole des enfants, conséquences psychologiques importantes des procédures et difficultés à comprendre les mesures de protection mises en œuvre.
Face à ces constats, Madame la sénatrice Évelyne Corbière a accepté de remettre personnellement au Garde des Sceaux, Monsieur Gérald Darmanin, un courrier recensant plusieurs affaires accompagnées à La Réunion et les difficultés récurrentes observées sur le terrain.
Parallèlement, l’association EPAA 974 a saisi le Défenseur des droits afin de l’alerter sur ces situations, et a également transmis ces éléments aux parlementaires réunionnais membres de la Commission d’enquête sur les dysfonctionnements obstruant l’accès à une justice adaptée aux besoins des justiciables ultramarins, afin que ces constats puissent contribuer aux travaux engagés au niveau national.
Le Collectif Stop VIF – Protégeons nos enfants et EPAA 974 rappellent que leur objectif n’est pas de contester les décisions de justice, mais de faire remonter une réalité de terrain vécue par de nombreuses familles réunionnaises et de contribuer à l’amélioration de la protection des enfants.
Chaque enfant qui révèle des violences accomplit un acte de courage. Les institutions doivent pouvoir entendre cette parole, garantir une réponse adaptée et préserver la confiance des enfants et de leurs familles dans la Justice. »













