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Conventions Etat/Cinor : les projets à la relance

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La signature des premières conventions de partenariat financier Etat/CINOR, dans le cadre du Plan de relance gouvernemental, s’est déroulée ce mercredi 19 mai au siège de la Cinor en présence de Gilbert Manciet, sous-Préfet à la Relance et Philippe Grammont, directeur de la DEAL. Elle permet, dans une première séquence, la réalisation de deux unités de surpression d’eau potable pour un meilleur accès à l’eau sur les hauteurs de l’agglomération.

 

Ces aides gouvernementales validées par l’État en matière de financement de l’Eau et d’assainissement se chiffrent à 10 millions d’€ pour La Réunion sur un total de 47 millions d’€ pour l’ensemble des Outre-Mer. Ces fonds, gérés par l’Office Français de la Biodiversité, dans le cadre d’un dispositif piloté par l’OFB et la DEAL, sous la haute autorité du sous-préfet à la Relance, sont évidemment la bienvenue dans le contexte économique et social qui frappe nos populations et qui, n’épargne pas les collectivités.

“Je salue cet engagement de l’Etat qui a su mettre en place des taux d’accompagnement financier exemplaires, à savoir 80 % pour les études et pour les travaux”, a d’emblée souligné Maurice Gironcel, Président de la Cinor.
“Elles vont nous permettre de rendre opérationnels des projets habituellement financés par l’OFB dans le cadre de la solidarité inter-bassins avec, en complément, la réhabilitation des réseaux d’assainissement”.

Réalisation de deux surpresseurs d’eau potable dans les hauts

Actuellement, dans le cadre de la gestion des demandes les subventions d’un montant 3.726.828 euros sont acquises, soit 80% du coût des projets estimés à 4.658.535 euros.
Au terme des deux conventions signées avec l’Etat, la Cinor entend s’atteler activement à la réalisation de deux de ces projets, à savoir les deux unités de surpression d’eau potable, forte attente des familles.

En effet, certaines de ces habitations n’avaient pas jusque là accès à l’eau potable.
C’est le cas au Chemin de la Convalescence à Saint-François à Saint-Denis, oùla réalisation du premier surpresseur permettra de raccorder 12 habitations au réseau public d’eau potable.

Le deuxième surpresseur verra le jour sur le chemin Liberté Bellevue à Sainte-Suzanne. “Ainsi, ces travaux participeront à la sécurisation des besoins en eau d’une dizaine d’abonnés avec notamment une meilleure pression au robinet”, explique Farouck Abdallah, directeur de l’Eau Potable à la Cinor.
Les travaux dureront quatre mois et sont estimés à deux millions d’euros.

 

Financement de projets “mâtures”

En outre par souci d’efficacité et d’équilibre, au niveau des territoires, France Relance a identifié, dans un premier temps, un ou deux projets d’ampleur matures par EPCI.
“Nous avons opté pour cette démarche à l’heure où les territoires affichent la volonté de prendre leurs destins en mains sur la base de projets répondant aux spécificités respectives”, explique le sous-préfet à la Relance.

“Les fonds sont là et ils afficheront leur utilité que si les projets existent. Il revient donc aux collectivités de nous faire remonter leurs projets afin qu’ils soient traités et validés collectivbités pour être engagés sans délais. Il s’agit en effet d’assurer la rapidité de la mise en œuvre opérationnelle des projets et répondre ainsi aux attentes des familles et des entreprises locales.

Car la priorité absolue à tous, c’est l’emploi dans cadre de la reorise économique et du redressement

attendu de nos territoires”, complète Giobert Manciet qui a tenu “à saluer le travail de la Cinor qui a su être réactive et qui fait que nous officialisons ce partenariat financier”.

 

Parfaite collaboration avec les services de l’État,
Côté Cinor, la volonté est de mettre les bouchées doubles.
Elle a d’ores et déjà sollicité l’État est espéré pour des Travaux de réhabilitation du système de collecte des eaux usées desservant le quartier du bas de la Rivière à Saint-Denis, et ceux de réhabilitation de la chaîne de refoulement des eaux usées à Sainte-Suzanne.

De même, d’autres dossiers relatifs à l’eau potable, pour un montant global de 460 000€, seront également proposés à l’arbitrage de France Relance et de l’OFB.
Ils portent sur la réalisation du schéma directeur intercommunal d’alimentation en eau potable; celle du plan d’actions captage prioritaire Les Cafés; et du diagnostic du Forage Ango dont les Ces travaux, estimés à 2,5 millions d’€, intègrent la réhabilitation et le renforcement du réservoir Bras Douyère, ainsi que la pose d’une conduite de refoulement.

La Cinor prévoit donc d’engager rapidement les crédits dédiés au Nord “pour espérer par la suite émarger sur de futurs crédits non utilisés et aptes à être redistribués par l’OFB.

Le Président Gironcel n’a pas manqué de remercier “les services de l’État, vers qui nous avons trouvé une oreille attentive dans une démarche de concertation.
C’est ensemble que nous réussirons cette lutte ardue contre les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire qui a frappé le monde, la France et notre île depuis le début de cette année”.

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