Ericka Bareigts soutient l’économie locale durement affectée par la crise sanitaire

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Alors que nombre d’acteurs économiques dénoncent les effets catastrophiques de la fermeture prolongée de leurs enseignes, la Maire de Saint-Denis rencontre aujourd’hui les représentants locaux des restaurateurs, de l’hôtellerie et des galeries commerciales pour leur apporter son soutien et porter leurs voix à l’échelle nationale.

Pleinement consciente des dommages économiques et sociaux entraînés par cette crise qui perdure depuis plus d’un an, Ericka Bareigts a souhaité rencontrer ce jour avec les représentants du Conseil du Commerce et des Services de La Réunion (CCSR) et de l’Union des Métiers et Industries de l’Hôtellerie (UMIH) pour dresser un nouveau bilan de la situation. Une situation critique qui impose de co-construire des solutions pour permettre d’accompagner la reprise à plus large échelle de l’activité économique locale.

Depuis le début de la pandémie, commerçants, restaurateurs, gérants d’enseignes implantées au sein des galeries commerciales, hôteliers doivent composer avec des mesures toujours de plus en plus restrictives. Durement impacté par plus de cinq mois de fermeture entre le premier confinement de 2020 et aujourd’hui, le secteur de la restauration et du tourisme (hôtellerie, guides touristiques, location de voitures…) représente plus de 15 000 emplois directs et 25 000 emplois indirects à la Réunion dont 8 000 emplois générés par le seul domaine de la restauration. S’agissant du secteur Commerces et Services, ce ne sont pas moins de 2 500 salariés directs qui sont touchés de plein fouet. Au-delà, c’est toute une chaîne d’emplois indirects (production, blanchisserie, entretien et nettoyage des locaux…) qui est impactée, avec une perte significative de pouvoir d’achat et de perspectives pour l’ensemble de salariés.

Pour Ericka Bareigts, Maire de la ville de Saint-Denis : « Je soutiens pleinement les acteurs du commerce et de la restauration  et souhaite travailler avec eux en faveur d’une solidarité économique réunionnaise. Nous devons mobiliser l’intelligence collective pour assurer aux réunionnais une liberté de mouvement et de consommation dans des espaces maîtrisés, qui respectent scrupuleusement les règles sanitaires, à l’intérieur de nos frontières. Aujourd’hui, le maintien de la fermeture du commerce et des restaurants ne se justifie pas, d’autant plus que le taux d’incidence continue d’augmenter malgré cette mesure nationale et qu’aucun cluster n’a été déploré dans ces lieux. A l’inverse, les regroupements qui se font dans les cercles privés ou lors des déjeuners en entreprises et dans les administrations, qui ne sont pas des établissements équipés pour appliquer un protocole sanitaire strict, contribuent à la propagation de l’épidémie. En parallèle, nous devons sécuriser notre île, sans assouplir les modalités d’entrée sur le territoire en maintenant la septaine obligatoire et les motifs impérieux dont font partie le retour de nos étudiants et le décès des proches. Depuis le début de la crise, nous nous battons pour territorialiser la stratégie sanitaire, la stratégie nationale n’étant pas toujours adaptée au contexte local. »

Pour Paul François, Président du Conseil du Commerce et des Services de La Réunion (CCSR) : « Les acteurs économiques sont à l’agonie. Raison pour laquelle nous demandons la réouverture de tous les commerces de l’île le 8 mai ou le 10 mai, au plus tard. Une réouverture vitale et indispensable qui nous paraît d’autant plus légitime qu’aucun cluster n’a été recensé dans ces espaces commerciaux depuis le début de l’épidémie de COVID en 2020. Les boutiques estampillées « non essentielles » n’enregistrent plus de chiffre d’affaires depuis trois mois. Cela a conduit à une situation calamiteuse : immobilisation croissante des stocks invendus, hausse importante des coûts de fret, augmentation des endettements. Selon une étude récente, 55% des commerçants interrogés envisagent une fermeture définitive de leurs commerces dans les 3 prochains mois, si le statu quo perdure. Il est donc urgent d’agir. »

Pour Patrick Serveaux, Président de l’Union des Métiers et Industries de l’Hôtellerie (UMIH) et de la Commission Tourisme du MEDEF Réunion : « 10 semaines d’inactivité totale de mars à mai 2020 puis une reprise réduite et depuis le 6 avril dernier, une nouvelle mesure de fermeture imposée aux bars et restaurants, sans aucune perspective offerte aux professionnels en souffrance. Le secteur de l’hôtellerie – restauration connaît une crise sans précédent. Et pendant ce temps, le taux d’incidence continue d’augmenter, preuve que nous ne sommes pas la cause de l’épidémie. Nous avons signé en décembre dernier, avec Monsieur le Préfet de La Réunion, un protocole renforcé de mise en œuvre d’un dispositif visant à protéger nos clientèles et nos personnels. Nous demandons à redémarrer nos activités sans délai. Nous ne souhaitons pas mourir. »

Le secteur hôtellerie-restauration, pour ne citer que lui, représente 17% du Produit Intérieur Brut de l’île, contre 8,5% dans l’hexagone. Maintenir sa bonne santé revêt donc une importance capitale pour ancrer le territoire dans une dynamique vertueuse de développement, malgré la crise.

En dépit des importants efforts consentis pour assurer la poursuite de leur activité dans le respect rigoureux du protocole sanitaire et sans que l’ouverture des commerces ni des restaurants n’aient donné lieu à la formation de clusters, plusieurs de ces acteurs économiques ont dû baisser le rideau, avec les conséquences que cela suppose : pression financière due au maintien des effectifs, aux charges locatives, perte significative de chiffre d’affaires, absence de perspectives et donc difficultés réelles à s’organiser pour garantir une relance de l’activité dans les conditions optimales et sereines.

La Ville pleinement engagée pour soutenir les acteurs économiques Aux prémices de la crise sanitaire en 2020, la Ville avait voté une annulation de redevance en faveur des TPE implantées sur le domaine public de Saint-Denis. Lors du conseil municipal en date du 30 avril dernier, la majorité municipale a adopté cette fois une exonération de redevance pour soutenir des professionnels de la restauration dont les commerces se trouvent sur le domaine communal et qui accusent un sérieux manque à gagner en raison d’une baisse drastique de leur activité. La Ville a par ailleurs accompagné 24 commerces à date à travers le fonds d’aide FISAC pour leur permettre de réaliser des travaux de devanture ou d’aménagement afin d’augmenter leur attractivité.

Aujourd’hui, la Ville veut renforcer son soutien au commerce et à la restauration en proposant de plus larges espaces de terrasses sur le domaine communal et un ensemble d’animations commerciales.

9 Commentaires

  1. Le coronavirus est là depuis plus un an, ce n’est que maintenant qu’elle pense qu’il faut faire entendre Paris le désarroi de ces professionnels

  2. Le probleme ,c’est que nana reunionnais y comprend pas meme…vivement y change 1 peu arret avec ce band piranas…
    Prend l’exemple su B-panon , St Benoit , la Possession ,la Plaine des palmiste (le port) St Louis , St Leu ,fait confiance au jeune arret avec band menteur voleur travail en famille…fini tout ca , garde l’exemple, porte en porte reunion su reunion pou defend l’indéfendable ,rien que pou bouche les yeux creole ,mi defend ca …mi défend l’autre
    Allez vote encore pou ce band piranas !!!!

  3. D’accord et comment vous faites concrètement Mme bareigts ? Très vague je trouve. Aucune solution n’est véritablement apportée

  4. Oui,votre soutien apporte quoi de plus ?nous attendons du concret,pas pour faire le buzz,cela ne marche plus.on vous voit et vous entend plus,vous êtes sur tous les sujets, actuellement,pendant tout le temps que vous étiez ministre,pas d’élections ,on ne vous a pas trop entendu,voir même pas.Arrêtez,ça sonne faux.

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