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Le mur de la colère rue de La Chapelle à Saint-André : les riverains mécontents interpellent le président de l’association Siva Soupramanien (Vidéos-Photos)

4 min de lecture
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A 7 heures ce lundi matin, 8 juin, les riverains de la rue de La Chapelle, au lieu-dit Petit-Bazar à Saint-André, se sont réunis à proximité du terrain se trouvant face à leurs habitations; Une parcelle de plusieurs centaines de m2 autour de laquelle l’association Siva Soupramanien de Saint-André, présidée par Guillaume Banoubie, a décidé d’ériger un mur, côté rue de La Chapelle.

La ruelle de La Chapelle vue du côté de l’Avenue Ile de France
Quelques riverains rassemblés sur le site ce lundi matin un peu avant 7 heures. (Crédit photos : Y.M)

La semaine dernière, ils avaient reçu un flyer dans leur boîte à lettre leur annonçant le début des travaux du mur à compter de ce lundi 8 juin. « Sans aucune discussion préalable », signalent-ils, en mettant également l’accent sur ce flyer « non signé », « un peu comme si on nous prenait pour des sauvages ».

Raison pour laquelle, ils ont pris la décision de se rassembler sur le site, ce lundi. Les riverains expliquent que ce mur va considérablement gêner la circulation dans cette ruelle, qui n’était déjà pas évidente, en temps normal et, plus particulièrement lorsqu’il y a des cérémonies au temple. Ils ne sont pas contents car, disent-il, « le président du temple ne veut rien entendre, alors qu’avant lui, tous les autres présidents avaient très bien compris notre situation. On finissait toujours par s’arranger à l’amiable ».  Ecoutez Jean-Michel Leclerc dit « Bil » qui s’exprime au nom de tous les riverains. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Aux environs de 8 heures, Guillaume Banoubie, le président de l’association Siva Soupramanien, qui gère le terrain est arrivé sur place, accompagné de quelques membres du bureau de l’association.

Guillaume Banoubie, président de l’association Siva Soupramanien (à droite sur la photo) discutant avec un riverain.

Le ton est monté d’un cran entre le président de l’association et les riverains en colère. Guillaume Banoubie aurait même menacé d’appeler la police, selon un des riverains. Lesquels précisent qu’ils ne sont pas contre le mur – même s’ils auraient préféré un parking ouvert – mais qu’ils souhaitent pouvoir disposer d’un espace convenable pour se garer et pour que la circulation ne soit pas entravée « parce que, lorsqu’il y a des cérémonies au temple, ça devient très compliqué pour se garer », insistent-ils.

Interrogé sur ce dossier, la semaine dernière (mercredi 3 juin) lors d’une conférence de presse relative au conseil municipal, le maire de Saint-André, Joé Bédier, avait déclaré qu’il allait rencontrer Guillaume Banoubie afin de trouver une solution qui ne lèse personne, aussi bien le temple que les riverains. « Je vais demander au président de l’association de ne pas construire ce mur », avait-il laissé entendre.

Interpellé ce lundi matin par les riverains, Guillaume Banoubie a expliqué que « le terrain est la propriété de l’association Siva Soupramanien ». Autrement dit, que la municipalité n’a rien à voir dans ce dossier privé.

Guillaume Banoubie est venu sur le site muni de tous les documents cadastraux, de l’acte de propriété, feuille d’impôts…

Pour le président de l’association, « la construction de ce mur a pour objectif de mettre fin à une situation d’insécurité. Il y a des jeunes qui passent par ce terrain pour s’introduire dans le temple et voler des bonbonnes de gaz, d’autres qui se réunissent là pour consommer des stupéfiants; Il y a aussi des voitures qui pourrissent sur ce terrain. La police municipale m’a conseillé de fermer le terrain… ». Ecoutez Guillaume Banoubie qui, documents à l’appui, insiste sur le fait que « la responsabilité de l’association est engagée en cas de problèmes. Je ne fais que respecter la loi ».

Concrètement, les riverains qui contestent malgré tout « l’authenticité de l’acte de propriété » brandie par Guillaume Banoubie, demandent au président de l’association de leur laisser, entre l’axe de la ruelle et le futur mur, un espace d’au moins 1,50 m pour pouvoir stationner leur véhicule. Guillaume Banoubie est d’accord mais pour 1,10 m. Pas un centimètre de plus ! C’est à ce niveau que ça bloque. Les riverains ne sont pas contents. Et le dialogue semble actuellement aboutir à une impasse. Ils comptent sur le maire de la commune pour trouver un compromis dans ce conflit. En attendant, ils demandent la venue d’un (ou d’une) élu.e sur place. « Nous resterons sur le site tant que la municipalité n’enverra pas un de ses élus nous rencontrer ».

Contacté par téléphone ce lundi matin, le cabinet du maire indique que, « fin 2025, lors des travaux relatifs à l’écoulement des eaux pluviales de l’autre côté de la parcelle, les riverains avaient fait l’amalgame entre lesdits travaux et la construction du futur mur souhaitée par l’association… Il s’agit d’un conflit d’ordre privé; La municipalité n’est pas propriétaire du terrain mais, lors des réunions publiques, le maire avait déjà suggéré l’idée de trouver une solution à l’amiable pour ne pas pénaliser les riverains ».

Joé Bédier devrait contacter Guillaume Banoubie dans les prochaines heures pour rediscuter de ce dossier. Il est question à présent de quelques centimètres à trouver – une trentaine plus précisément – afin de mettre fin à ce contentieux. En espérant que la raison finira par l’emporter d’autant qu’il s’agit de la propriété d’une association culturelle et cultuelle où, normalement, l’apaisement et la sagesse devraient guider toutes les actions.

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

1 Commentaire

  1. La loi est la loi, l’acte de propriété prouve que ce terrain appartient au temple.

    Si les anciens avaient laissé faire et ne s’en occupaient pas, les temps ont changé, les nouveaux reprennent ce qui leur appartient.

    Ces riverains ne manquent pas d’air, eux ils clôturent bien leur terrain, leurs documents aussi sont faux ?

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