La Réunion était représentée ce mardi 23 juin 2026 au Sénat, à Paris, à l’occasion de la finale du concours d’éloquence organisé par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Parmi les six finalistes venus de différents territoires français, le jeune Réunionnais Alexandre Servigne a porté haut les couleurs de l’île autour d’un sujet particulièrement symbolique : « La loi Taubira est-elle une forme de réparation ? »
L’événement s’est déroulé au Palais du Luxembourg, en présence de nombreuses personnalités engagées dans le travail de mémoire autour de l’esclavage et de son héritage.
Une finale nationale au cœur du Sénat
Cette édition 2026 du concours d’éloquence réunissait des candidats issus des Écoles de la deuxième chance (E2C) des Hauts-de-Seine, de La Réunion, de Mayotte, de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Var.
Face au jury, les participants ont été invités à développer leur réflexion autour de la loi Taubira, texte historique adopté en 2001 qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Pour Alexandre Servigne, cette finale représentait l’occasion de faire entendre une voix réunionnaise sur un sujet qui résonne particulièrement dans l’histoire et la mémoire de l’île.
Une rencontre chargée d’émotion avec Christiane Taubira
Présente au Sénat pour cette finale, Christiane Taubira a suscité une vive émotion auprès des participants et des accompagnateurs.
Sandrine Plante, venue soutenir le candidat réunionnais, a évoqué « une rencontre pleine d’émotions » avec l’ancienne garde des Sceaux, dont le nom reste associé à la loi portant la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Cette journée a également permis des échanges avec plusieurs personnalités engagées dans le devoir de mémoire, parmi lesquelles Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, et Aïssata Seck.
Une belle mise en lumière pour La Réunion
Au-delà du résultat final, la présence d’Alexandre Servigne parmi les six finalistes constitue déjà une belle reconnaissance pour le parcours du jeune Réunionnais.
Dans un lieu emblématique de la République française, il a pu défendre ses idées, son éloquence et sa réflexion sur une question qui touche profondément l’histoire des Outre-mer.
Cette participation témoigne également du travail mené au sein des Écoles de la deuxième chance pour accompagner les jeunes dans leur parcours citoyen, culturel et personnel.















J’imagine quel aura son poste sur l’île ? Loll