Mayotte : une filière d’immigration clandestine démantelée, quatre suspects incarcérés

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Une opération d’envergure a été menée dans la nuit du 8 au 9 mars à Mayotte. Les enquêteurs de l’office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM), appuyés par plusieurs services de police, ont mis fin à une filière structurée d’immigration irrégulière entre les Comores et l’île aux parfums.

Au cœur de cette organisation, un individu soupçonné de piloter des traversées clandestines en kwassa-kwassa, ces embarcations légères régulièrement utilisées pour rejoindre Mayotte depuis les Comores. Selon les éléments de l’enquête, les migrants étaient d’abord déposés sur l’îlot de M’tsamboro, avant d’être discrètement acheminés vers l’île principale.

Les investigations ont permis de mettre en évidence un système organisé, avec des rôles bien définis et des circuits financiers établis. Les candidats à la traversée devaient s’acquitter de plusieurs paiements, à différentes étapes du trajet.

Le réseau aurait ainsi généré des revenus importants, estimés à plus de 200 000 euros.

Les méthodes employées, proches de celles de la criminalité organisée, laissent apparaître une structure capable d’opérer sur la durée, en contournant les contrôles et en exploitant la vulnérabilité des migrants.

L’intervention a mobilisé plusieurs unités, dont le RAID, la brigade anticriminalité et la police aux frontières. Au total, quatre personnes ont été interpellées puis placées en détention.

Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont saisi du matériel lié à l’activité du réseau : moteurs d’embarcation, téléphones, documents d’identité, ainsi qu’une somme de 2 600 euros en espèces.

Ce démantèlement intervient dans un contexte toujours tendu à Mayotte, où les traversées clandestines depuis les Comores restent fréquentes malgré les opérations de contrôle.

Les autorités poursuivent leurs efforts pour lutter contre ces réseaux, qui alimentent une immigration irrégulière souvent périlleuse pour les personnes qui y ont recours.

L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte de la filière et d’identifier d’éventuels complices.

©DR/Crédit photo Police Nationale

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