Nintendo sanctionné à hauteur de 35 millions d’euros en France : les manettes défectueuses de la Switch au cœur de l’affaire

1 min de lecture

C’est l’une des plus lourdes sanctions jamais prononcées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Nintendo of Europe a accepté de payer une amende de 35 millions d’euros après une enquête portant sur les célèbres manettes Joy-Con de la Nintendo Switch.

Au centre du dossier se trouve un problème bien connu des joueurs : le « Joy-Con Drift ». Ce défaut provoque des mouvements involontaires des personnages ou des curseurs à l’écran alors même que le joueur ne touche pas aux commandes. Dans certains cas, les jeux deviennent quasiment injouables.

Selon la DGCCRF, Nintendo avait connaissance de ces dysfonctionnements dès 2018, soit peu après le lancement de la console. L’autorité française reproche à l’entreprise de ne pas avoir suffisamment informé les consommateurs sur l’existence du problème et de ne pas avoir proposé rapidement une prise en charge adaptée.

L’enquête estime que ce manque de transparence a pu conduire certains utilisateurs à acheter de nouvelles manettes alors qu’une réparation aurait été possible. La DGCCRF considère ainsi qu’il s’agit d’une pratique commerciale trompeuse.

Sous la pression des associations de consommateurs et des autorités européennes, Nintendo a finalement mis en place à partir de 2023 un système de réparation gratuite des Joy-Con concernés, même lorsque la garantie était expirée. Cette mesure s’applique dans de nombreux pays européens.

Si Nintendo a accepté la sanction financière, le groupe japonais affirme ne pas avoir cherché volontairement à tromper les consommateurs. L’entreprise souligne que cet accord permet de mettre un terme à la procédure engagée par les autorités françaises.

Cette affaire constitue un signal fort envoyé par les autorités françaises aux grands groupes internationaux. Elle rappelle également l’importance de l’information du consommateur lorsqu’un défaut technique est identifié sur un produit vendu à grande échelle.

Pour les millions de possesseurs de Nintendo Switch, cette décision marque l’aboutissement d’un dossier qui aura duré plusieurs années et qui a mobilisé associations de consommateurs, autorités européennes et joueurs du monde entier.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Entretien annuel en entreprise : un rendez-vous souvent critiqué, mais toujours incontournable

Free Dom