//

« Saint-Denis, ville fraternnelle, solidaire et inclusive », selon la maire Ericka Bareigts

6 min de lecture
7

C’est ce qu’elle a déclaré ce vendredi 23 février lors du 1er conseil municipal de l’année 2024 et le 27e depuis le début de la mandature. Un conseil qui s’est déroulé en présence du consul de Namibie, Christophe Rocheland.
La maire Ericka Bareigts, accompagnée des élu.e.s, ont examiné une trentaine de rapports.
Entre la politique jeunesse, la politique inclusive, la politique santé ou encore la politique du
logement, la volonté de la mandature est de développer le territoire dionysien sous tous les
angles. Une minute de silence a été observée en l’hommage du président de la Namibie, Hage
Geingob.

« Saint-Denis, capitale jeunesse »

La jeunesse occupe une place fondamentale à Saint-Denis. Cette année marque notamment les 10 ans de politique publique jeunesse. Un an plus tard, en 2015, le dispositif des bourses de voyage a été créé, en concertation avec les jeunes dionysien.ne.s, leur offrant ainsi la possibilité de réaliser leurs rêves outre-mer. Au-delà de la mobilité, la mandature souhaite plus globalement ouvrir le champ des possibles à tous ces jeunes dionysiens en leur offrant la possibilité de s’ouvrir sur le monde, de s’enrichir et de s’épanouir. Par le bais de la bourse de voyage, Saint-Denis, ville ambitieuse, permet à ces jeunes, désireux de découvrir différentes cultures, de concrétiser leurs projets qu’ils soient culturels, sportifs, pédagogiques et économiques.
Ce dispositif solidaire prévoit l’attribution d’une aide financière individuelle pour accompagner les jeunes sur la globalité des frais de voyage. Chaque bourse de voyage peut aller de 300 à 500 euros, selon le quotient familial. Cette année encore, la mandature renouvelle l’expérience, offrant la possibilité à 112 nouveaux jeunes de partir. Pour l’année 2024, ce sont 1 000 jeunes qui pourront bénéficier de cette aide pour une enveloppe de 500 000 euros.
En 8 ans, ce sont près de 3 000 jeunes, âgés de 6 à 30 ans, qui ont eu la chance d’obtenir une
bourse et ainsi voyager à travers le monde. Ils sont partis à la conquête de plus de 40 pays, comme la Corée, le Brésil ou encore New-York.
Toujours dans un souci de construire la citoyenneté et l’engagement pour la jeunesse dionysienne, qui incarne le Plan Ambition Jeunesse (PAJ), la Ville renouvelle sa participation à l’ANACEJ (Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes), qui promeut les droits des enfants et des jeunes à participer à la concertation au niveau local et national. Saint-Denis adhère à l’ANACEJ depuis 2014 et fait ainsi partie d’un réseau de plus de 540 collectivités territoriales. Saint- Denis a créé son Conseil des Jeunes Dionysiens (CJD) en 2016. 165 jeunes y ont déjà participé.
L’une des priorités de l’ANACEJ est d’ouvrir des espaces de participation pour les jeunes
ultramarins. C’est pourquoi, pour la première fois en 30 ans d’existence, Saint-Denis accueillera le premier congrès Océan Indien, du 8 avril au 13 avril 2024. L’occasion pour l’ensemble des conseils d’Outre-mer de coconstruire les ambitions à venir afin qu’elles soient portées au niveau national. Cet évènement marquera par ailleurs la création du Parlement de Jeunes d’Outre-mer. Cela vient marquer l’importance pour la ville de Saint-Denis de s’inscrire dans une logique de participation et de renforcer la considération de la prise des décisions et de l’engagement des jeunes Dionysiens. Par ce biais, Saint-Denis affirme une nouvelle fois sa position de capitale en accueillant des évènements nationaux et internationaux.

« Saint-Denis, une capitale ouverte sur le monde »

L’équipe municipale est convaincue de l’intérêt de partir, voyager, rencontrer, pour se former et s’inspirer. La Ville est également convaincue du partenariat avec les autres pays. C’est pourquoi Saint-Denis s’engage dans un processus de coopération régionale, notamment avec la Namibie, où la Ville va partager ses méthodes d’éducation issues de l’Ecole du Bonheur. Les enjeux de la politique de coopération décentralisée de Saint-Denis ont des intérêts locaux. La Ville a fait le choix d’une coopération afin de multiplier les opportunités pour les Dionysien.ne.s.
Saint-Denis s’est focalisée sur 4 axes majeurs de la mandature : l’éducation, le sport, la culture et l’environnement.
Une première expérimentation a été lancée, dans le domaine éducatif avec Walvis Bay. La Namibie fait partie d’une des zones d’intervention par son poids économique et attractif. Une délégation réunionnaise et dionysienne a fait le déplacement en Afrique australe pour signer la lettre d’intention.
Ce projet qui permet un partage de cultures s’inscrit ainsi parfaitement dans la continuité de
l’École du Bonheur. Mais également dans la continuité du plan anglais, en offrant la possibilité de faire monter en compétences les enfants, en écoutant, parlant et écrivant en anglais avec les élèves de Walvis Bay. Grâce au numérique, les enfants pourront s’échanger leur carnet de jeux, où ils devront écrire et expliquer les règles en anglais.
L’idée est ensuite de pouvoir décliner ce cadre avec d’autres territoires afin de créer une véritable alliance éducative de l’Océan Indien.

« La santé au cœur des préoccupations de la mandature »

Saint-Denis a fait le choix de faire de la santé une priorité. C’est dans cette volonté que la Ville
souhaite s’engager dans la démarche de labellisation « Ville active du PNNS ». Le Programme
National Nutrition Santé 4e génération se poursuit encore pour cette année 2024, avec pour
objectif d’améliorer la santé des individus par l’alimentation et la pratique d’activités sportives.
La santé est le souci de tous, aussi bien les enfants, les personnages âgées, les femmes, les
personnes atteintes d’une maladie ou porteuses d’un handicap. A Saint-Denis, prendre soin de sa santé passe par divers axes. Que ce soient les ateliers d’éducation nutritionnelle, des paniers de fruits et légumes pour les personnes les plus précaires, des activités dans le cadre du Plan Séniors en Action, pour les femmes en situation d’isolement ou encore les réaménagements du territoire favorisant ainsi les pistes cyclables ou les agrès sportifs.

« Plus que fraternelle, Saint-Denis est inclusive »

Saint-Denis, toujours dans son ambition de Ville fraternelle, mais aussi de Ville inclusive, est
engagée auprès des personnes porteuses de handicap. Alors que la loi oblige les collectivités
territoriales à atteindre le taux de 6% d’agents en situation de handicap dans leur effectif, Saint-
Denis a dépassé cet objectif avec un taux à 6,5%. Cet engagement fort, que la Ville compte
maintenir, est en place depuis le début de la mandature.
Pour aller encore plus loin, pour accompagner davantage ces agents, la Ville renouvelle sa
convention avec le Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction
Publique (FIPHFP) jusqu’à la fin de la mandature. Par ce biais, Saint-Denis poursuivra son accession au numérique par le biais d’actions innovantes. Au total, une enveloppe de plus de 868 000 euros est consacrée au programme d’actions pour les 3 ans à venir. Le but : offrir les meilleures conditions de travail.

« Améliorer la vie des Dionysiens avec un parcours résidentiel »

La Ville de Saint-Denis a la volonté de créer un véritable parcours résidentiel sur son territoire. Au total, ce sont plus de 500 logements qui sont construits sur le territoire dionysien par an. Avec 38,19%, le chef-lieu se place, une fois encore, 18 points au-dessus de l’obligation légale de mixité. Au-delà de ses projets de résidences séniors (423 logements répartis en 7 groupes d’habitation) et étudiantes (194 logements répartis sur 3 groupes d’habitation) ou encore ses logements sociaux (avec plus de 23 000, Saint-Denis dispose de 30% du parc de logements sociaux) et très sociaux (LTS) (30 bénéficiaires par an), la Ville tend augmenter ses logements intermédiaires. C’est pourquoi, depuis le début de la mandature, elle se porte caution de projets locatifs.. Saint-Denis poursuit sa volonté d’améliorer l’accès au logement sur son territoire. Dans cet objectif, la SHLMR a racheté 76 nouveaux logements. Pour procéder à cet achat, elle a eu recours au prêt.
La Ville s’est ainsi portée garant pour l’emprunt de la SHLMR. La garantie de la collectivité est
accordée à hauteur de 100% pour le remboursement d’un prêt d’un montant total de plus de 5
millions d’euros. La question du logement se pose en lien avec celle de l’aménagement du foncier. Saint-Denis a ainsi entamé des démarches pour une modification simplifiée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et ainsi procéder à la modification ou suppression de certains Emplacements Réservés (ER). Le but n’est donc pas de changer les orientations du projet d’aménagement et de développement durables, mais plutôt d’améliorer l’espace urbain au profit des citoyen.ne.s.
Plusieurs quartiers sont concernés par ces modifications, du centre-ville à la Montagne, en passant par Marcadet ou encore le Chaudron. Au total 10 espaces vont être supprimés et ainsi être rendus à la population pour de nouveaux projets.
Par exemple, la Bretagne va notamment faire l’objet d’un réaménagement pour installer des
équipements publics et des logements aidés. Au centre-ville, ce réaménagement va permettre la création de nouveaux stationnements. Le quartier de Prima va faire l’objet, quant à lui,
d’installations de nouveaux équipements publics de proximité ainsi qu’un cheminement piéton.

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

0 0 votes
Note de l'article
S'inscrire
Me notifier des
7 Commentaires
plus de votes
plus récents plus anciens
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Article précédent

Veillée d’armes au Salon International de l’Agriculture (SIA) 2024 à Paris

Article suivant

Des passagers mécontents : « Air Austral a oublié nos bagages à Madagascar »

Free Dom