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Augustin Cazal, conseiller départemental : “le peuple avant tout !”

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Nous poursuivons, comme tous les mardis, notre série politique intitulée “Les Ti Nouveaux” consacrés aux tout nouveaux élus du Département et de la Région. Après la conseillère départementale Julie Aroubani, la semaine dernière, nous vous invitons à faire de plus amples connaissances aujourd’hui avec Augustin Cazal, conseiller départemental de la majorité et 3ème adjoint au maire de Saint-Benoit. Il a été élu en juin dernier, avec sa binôme Sophie Arzal dans le canton de Saint-Benoit/Plaine-des-Palmistes.

Son enfance : “né dans une famille de 11 enfants”

Je suis né à Saint-Benoît et j’ai grandi dans le quartier de l’abondance dans un une famille de 11 enfants dont 6 sœurs et 5 frères. Nous étions une famille très modeste puisque que mon père était ouvrier agricole, et que malgré le fait de se tuer au travail pendant toute sa vie, son petit salaire nous permettait à peine de vivre dans un petit 2 pièces à 13. Il est décédé il y a maintenant 21 ans à l’âge de 80 ans et je me rappel encore de lui comme l’homme qui avait la passion du travail, l’humilité dans ses actes mais aussi la valeur des responsabilités personnelles et professionnelles. Ainsi, il fut un exemple pour moi, lui qui a été un militant communiste, fervent admirateur de RAYMOND, LAURENT et Paul VERGES, il a su me transmettre son intérêt pour la politique. Ma mère, cette femme courageuse, est une mère au foyer et jusqu’aujourd’hui elle continue à s’occuper de nous comme si on était toujours enfants et cela malgré ses 76 ans.

Son parcours scolaire : “j’ai quitté les bancs de l’école à 16 ans… avant de reprendre mes études”

“Mon parcours scolaire et professionnel sont atypiques puisque j’ai toujours était un homme de savoir faire qui a étudié pour être mécanicien mais qui décide de quitter les bancs de l’école à 16 ans pour découvrir d’autres secteurs à travers différents petits boulots. Vers l’âge de 20 ans, après mon service militaire, j’ai repris mes études en intégrant une formation à la chambre des commerces comme électrotechnicien, et j’y resterai 7 ans en faisant plusieurs formations pour atteindre le niveau du bac”.

Sa situation professionnelle : “suis responsable adjoint d’une agence de la SHLMR”

“J’ai continué à ouvrir mes horizons grâce à des petits contrats ( de types CES,CEC) qui m’ont finalement mené à intégrer la SHLMR en tant que Gardien d’immeuble. Cela a été le point départ de ma carrière professionnelle puisque l’entreprise m’a donné l’opportunité de progresser et de me former jusqu’à l’obtention d’une Licence des Métiers de l’Animation Sociale, Socio-éducative et socio-culturelle en 2019 pour enfin devenir Responsable d’agence Adjoint en 2020. Mon expérience personnelle et professionnelle sont le fil conducteur de mes valeurs et de mes discours lors de tous mes entretiens avec les jeunes. En leur racontant mon parcours, je les invite à ne pas baisser les bras parce que j’ai aussi connu des moments de galère , d’humiliations et il faut être patient pour ne pas sombrer dans la violence ou la facilité”.

Sa situation familiale : “mon garçon de 11 ans est fan du PSG”

“Aujourd’hui je suis marié et j’ai un adorable petit garçon de 11 ans fan du PSG, alors que moi je suis supporter Marseillais. Pour l’anecdote je suis sûr que vos auditeurs apprécieront (sourire)”.

Son parcours politique : “une grande admiration pour Paul Vergès et… pour Patrice Selly”

“En 2008, j’ai participé à l’élection municipale à la demande d’un ami sur la liste de Valérie Payet et ce fut une expérience intéressante en tant qu’acteur de terrain dans une élection. Cela m’a permis de m’impliquer directement dans une élection. Néanmoins, la liste finira 3 ème et les diverses machines politiques commençaient à me montrer une facette qui a failli m’éloigner de ce monde. Comme beaucoup de nos concitoyens, je n’y croyais plus. Je me suis alors concentré sur mon action dans le monde associatif  puisque que j’ai, pendant 20 ans, été président d’une association d’animation socio-culturelle. En 2015, lors de l’élection régionale, de part mon engagement et connaissant mon admiration pour Paul Vergès,  on m’a invité à participer à une prise de parole qui mena aussi à ma rencontre avec Patrice Selly qui était déjà évoqué par certains militants comme une force montante de la majorité. Il se détachait clairement des autres et lors de ses discours m’emportait déjà à travers un vent de changement dans du concret pour Saint-Benoit.

En 2017, je reçois son appel qui m’annonce sa démission de la majorité avec Madame Mariaye Marie Michele et c’était le début de la création du parti pour essayer de redresser la cité bénédictine qui était en train de sombrer .C’était ambitieux puisque nos premières rencontres se font à 5-6 personnes, mais nous analysions chaque rapport du conseil municipal , nous échangions sur tous les sujets de la cité bénédictine et Patrice n’hésitait pas à dénoncer toutes les actions de l’ancienne majorité qui nous semblaient injustes tout en rencontrant les Bénédictins pour construire les contours de notre projet pour 2020. C’est comme cela que nous avons été élus en juin de la même année. Notre équipe à été constitué de personnes venant de sensibilités politiques différentes mais uniquement les gens qui voulaient faire avancer Saint-Benoit sont restés parce que cela n’a pas été toujours facile avec Patrice qui ne connaît pas de répit dans notre combat quand il s’agit de notre commune”.

Ses engagements politiques : “faire avancer l’action sociale”

“Je suis aujourd’hui 3 ème adjoint au maire de Saint-Benoit,  délégué à la politique de la ville, je fais de mon mieux pour apporter ma pierre à la reconstruction de la ville et rester au contact de la population. Je dis toujours que le politique doit être au service de la population. La plupart des gens que je rencontre aujourd’hui que ce soit dans la rue, en réception ou dans des rencontres à domicile, me parlent de leurs difficultés à trouver un emploi, un logement. Et, force est de constater que nous n’avons pas toujours des solutions à apporter à ses problèmes. Cela me touche énormément. Notre équipe a souhaité que je représente mon canton aux départementales afin de faire avancer l’action sociale sur notre territoire. Je n’ai jamais caché ma sensibilité envers ceux qui souffrent, envers ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois car j’ai vécu tout cela dans mon enfance. Je crois que c’est ça qui m’a donné  la force de me battre pour que ces situations ne se produisent plus. Je crois sincèrement que l’homme politique peut changer les choses. J’apprécie particulièrement la démarche du Président Melchior au Département et celle de Patrice Selly à la mairie : LE PEUPLE avant tout !!! Sophie Arzal, ma binôme, est une belle rencontre Je dois avouer que ce soit pour elle ou moi que notre duo était inattendu , mais lorsque nous avons fait le choix d’y aller ensemble, c’est parti à 200 à l’heure. Le Département est l’institution qui porte l’action sociale et nous sommes tout à fait conscients que beaucoup de chemin reste à parcourir dans ce domaine en particulier dans l’Est”.

Ses ambitions politiques : “les titres ou mandats m’importent peu”

“Je ne pense pas à mon avenir politique , je sais que si nous voulons réussir notre pari de redresser Saint Benoit, de la rendre à nouveau attractive, un mandat ne sera peut-être pas suffisant je veux faire du mieux que je peux ….j’aime être au contact des gens, j’aime le gens, les titres ou mandats m’importent peu, du moment que la vie de nos concitoyens devient meilleure”.

Ses loisirs, ses passions : ” je suis passionné de Trail”

“Je suis passionné de Trail. Mais en raison de la crise sanitaire et du  fait qu’il n’y a plus beaucoup de course font que je ne peux plus vraiment plus pratiquer. Sans compter que la politique me prend beaucoup de temps.  Cela me manque. J’aime également me retrouver avec les gramounes de mon quartier car on a une petite équipe d’inséparables et on essaie de se retrouver de temps en temps autour d’un pique-nique. Là encore, avec la crise sanitaire, c’est devenu compliqué”.

Y.M.

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Yves Mont-Rouge

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